31 août 2007
La caravane passe
ce qu'il y a de bien quand on habite sur la route des vacances c'est que ça permet à ceux qui ont la chance d'avoir trouvé quelqu'un pour nourrir leur chat et de partir, de faire une halte sur le chemin. c'est peut-être même mieux d'habiter sur la route (tadatadadadaaaa) qu'en vacances. parce que sinon les gens tu te les coltinent trop longtemps et après t'en as marre. ceci dit, il faut bien l'avouer, habiter en vacances, si tu te tires et que tu te démerdes bien, tu peux trouver quelqu'un qui squatte ton chez toi et nourrit ton chat sauf que du coup limite tu les vois pas, les gens.
et cette année, pour une première année loin de tout le monde, c'était très sympa de voir mes frangins débarquer à 7h du mat', la frimousse toute chiffonnée, venir se prendre un ti déj le temps d'une matinée (ouais ils mangent beaucoup mais c'est parce qu'ils sont champions en arts martiaux aussi, ça se nourrit un muscle) et puis juste en profiter. c'était aussi très sympa de recevoir angela bauer, mon ancienne collègue que j'aimais pas trop parce qu'elle décidait tout, et de dire du mal de tout plein de gens, parce que dire du mal j'adore ça, c'est la chose la plus facile au monde à faire! et il y aussi heckel et jeckel qu'on a vu sur leur route des vacances, sauf que eux on les a pas reçus chez nous. attends on est pas cons, on sait qu'après ils vont nous harceler à mort, alors on les a conduit au resto de la zone induss du coin et là aussi on a passé un bon moment de rigolade (surtout eux tellement on est drôles, nous).
ensuite, on a commencé à recevoir pour de vrai. pour une soirée alcoolisée des gens qui sont venus dans notre maison et même dormir, même si y en a qui ont fait que déjeuner et rigoler (de toutes façons, même 5mn ça me fait plaisir de les voir ces gens là!) et ce ouikaine là y avait des corps allongés dans tous les lits de la maison, des plâtrées de pâtes à n'en plus finir (c'est bon je peux ouvrir un resto italien), des alcools descendus plus vite qu'ils n'avaient été achetés (par contre je ne peux pas ouvrir un bar je risquerais de manger la grenouille), un couscous magistral plus relevé que moi en fin de soirée (oui mais c'est ma soeur qui m'a lâchée en plein pendant le rock, c'est pour ça que j'étais par terre!), des danses plus endiablées que miranda priestly!
et pour finir, nous recevons en ce moment l'hôte des hôtes, le maître, l'homme de la situation: mon père. qui passe ses journées allongé sur le béton, non pas pour se reposer mais pour nous faire ces travaux qu'on attendait avec impatience. mon père ce héros!
29 août 2007
L'arroseur arrosé
je ris, je me gausse, je me marre, je rigole de la nouvelle.
ma soeur, celle qui travaille 50h par semaine comme coiffeuse, celle qui a voté pour une france où si l'on travaille plus bein on gagne plus, celle qui pense que les feignants faut pas les aider, celle qui souhaite que les familles n'aient pas d'enfants si elles ne peuvent pas les assumer financièrement, celle qui estime que du travail il y en a il faut juste ne pas être feinéant et le dimanche même s'il le faut.
cette soeur-là vient de quitter son salon, installé dans la zone marchande d'un grand supermarché, là où les horaires sont lourds et longs, là où les jours fériés n'existent pas et donc où les bonus et heures supplémentaires non plus. elle vient de claquer la porte parce que ça l'avait fait chier de travailler un 14 juillet et en plus de ne rien toucher de plus. elle vient de choper un emploi en bureau avec ouikaines libres et agréables en amoureux.
cette soeur-là vient de se prendre son boomerang dans la gueule et je me marre. doucement. je ne suis juste pas convaincue qu'elle aie compris la leçon mais je me marre et j'attends la suite du feuilleton.
24 août 2007
Tout va bien
(Cali)
Et la nuit s'avance vers mes trente deux ans
Je crois je ne suis plus fou
Nu face au miroir
J'inspecte ce corps usé fatigué mais debout
Tout va bien tout va bien
Suis-je à la moitié suis je à la fin
En tout cas, ce n'est plus le début
Cette vie m'a maché avalé dégueulé
J'ai si peur d'avoir tout vu pourtant
Tout va bien tout va bien
Bien sûr je suis seul
mais qui n'est pas seul
au milieu de cette grande nuit
Cette nuit qui rampe froide et muette
vers la trente deuxième année de ma vie
Tout va bien tout va bien
Sécurité, certitude, prévoyance, confort,
Vous étiez mes pires ennemies
Aujourd'hui je marche au milieu du troupeau
Comme les autres fantômes sans folie
mais
Tout va bien tout va bien
Et l'amour oh l'amour notre amour
Cet ancien combattant
Qui a donné ses deux jambes à la guerre
On ne peut plus rien lui prendre maintenant
alors
Tout va bien tout va bien
Ma mémoire est un scaphandrier qui suffoque tout au fond de la mer
Il pleure sur le trésor qu'il ne remontera jamais
Ma jeunesse est morte hier
Et la nuit s'avance vers mes trente deux ans
Je crois que je ne suis plus fou
Nu face au miroir
J'inspecte ce corps usé fatigué mais debout
et
Tout va bien tout va bien
évidement, radioblog n'a plus la chanson en stock. comme quoi Cali ment, tout va pas bien.
21 août 2007
Zézette épouse X
putaing bordel ça m'énerve ça hein! tu trouves une annonce de boulot pas folichon mais il faut parler anglais et espagnol et ça tu sais faire et t'aimes bien, c'est d'ailleurs un peu ce que tu recherchais au début de ta grande carrière de bonniche en tailleur alors tu vas pas faire la fine bouche et tu réponds.
tu relookes ton cv pour l'occasion, tu lui mets un nouveau titre "assistante recrutement et conseil" tu parles que ça fait bander, tu trie les informations pour qu'elles soient plus pertinentes au recruteur pour ce poste là, tu remets même ton âge à jour en te disant que le temps qu'il le lise tu auras passé une nouvelle tranche, tu le passes en pdf, que t'avais oublié de le réinstaller le programme suite à ton dernier formatage pour que le wifi marche enfin sur cette machine de malheur, pour qu'il soit moins lourd et qu'on te jette pas avec ton jpg. ensuite tu planches bien comme il faut sur ta lettre de motivation. tu l'articules bien avec des jolies tournures, tu mets des mots comme "environnement" ou encore "mandater" ou des trucs bien prout-prout. tu leur dis combien tu es formidable et combien c'est toi qu'ils doivent embaucher parce que "regardez j'ai déjà fait des trucs un peu dans l'même genre", tu mens même sur la tenue correcte exigée que tu dis avoir tous les jours même les mauvais.
et puis comme y a pas d'adresse mail de destinataire ou bien même d'adresse postale tu cliques sur "postuler en ligne" le truc qui te fait chier mais t'as pas le choix. déjà ça commence normal nom, prénom, adresse, mensurations. ensuite ça se corse parce que ça te demande ta formation et que tu dois pas expliquer ta formation en moins de 255 caractères sinon ça bugge, alors t'as pas l'air con si t'as fait que cap mécano, tu vas pas non plus leur en coller des fausses! tu continues à remplir les champs obligatoires marqués d'un énoooorme point d'exclamation rouge que tu peux pas louper, tu marques combien tu veux gagner mais en restant raisonnable parce que tu voudrais pas te griller rien que pour ça, là où t'as bossé tout ça tout ça et en prime tu peux joindre ton cv que si tu le fais pas tu t'es fait chier pour rien tout à l'heure. et puis tu cliques sur le bouton magique en attendant avec angoisse le verdict "ai-je bien raconté mon parcours scolaire en 255 caractères?".
et là tu hurles au scandale, qu'il faut rentrer dans les cases parce que ce site de merde de mes deux (lerucher.com) il prend pas les pdf il prend que les doc ou les rtf ce gros con d'sa mère et en plus il faut que ça taille moins de 700ko, bein tiens. et si j'rentre pas dans les cases moi hein? j'vais pas vous faire un cv tout moche et linéaire juste pour rentrer dans la case bordel? alors quoi, si ça dépasse, ça marche pas? sarkozystes!
Les grandes manoeuvres
je me fais chier. je cherche du boulot et y en a pas encore. même si la plupart des gens ont repris le boulot hier, faut pas croire que ça se soit agité d'un coup. je le sais, j'ai déjà travaillé moi (si, si).
le lundi tu arrives, tu lis tes 145000 mails que tu as reçu en ton absence (144 990 de conneries, 8 de spam et 2 de taf), tu racontes à jacqueline comment que c'était trop bien le camping des flots bleus à l'emplacement A10 que ça t'a même rappelé le nom de l'autoroute sur laquelle t'es restée bloquée 4h dans les bouchons avec tes gosses qui s'entretuent et ton mari qui peste et pète, tu fais le tour des bureaux pour montrer comment toi tu as eu du soleil et que ça ressort vachement bien ton bronzage avec ce ticheurte blanc tout neuf exprès pour qu'il soit plus blanc et donc toi plus bronzée (déconnez pas j'ai une copine qui fait ça! tiens au pif devinez laquelle...), tu fais un petit siestou après tes 2h de repas au self où tout le monde fait la même chose que toi et vers 16h30 tu décides de rentrer chez toi parce que tu te dis qu'il faut quand même y aller mollo.
le mardi, les choses vont devenir un peu plus sérieuses et tu vas relire tes dossiers pour te souvenir de où tu en étais ou bien pour voir quelles conneries l'intérimaire a pu faire ou tout du moins celles que tu vas pouvoir lui coller sur le dos. et peut-être que le mercredi tu vas te dire qu'il te faut une aide supplémentaire que tu t'en sortiras jamais avec tout ce taf qui s'est accumulé tout seul pendant tes vacances que tout le monde était aussi barré à croire que "j'vous assure boss les dossiers vivent tout seuls et se multiplient je m'en sors pas". le temps que boss valide avant que tu lui colles un arrêt maladie dans les pattes on est déjà jeudi et comme la drh va recevoir la demande de personnel vendredi dans le milieu d'après-midi au cour de son café-rétrospective-de-la-semaine on peut penser que manpower aura pas de taf pour toi avant lundi voire mardi prochain. et tout le monde le sait, il faut s'inscrire quand il y a du boulot, sinon déjà tu les déranges pendant leur semaine de remise en route et ils t'aiment pas donc te trouvent pas de taf et en plus si tu t'inscris avant, quand l'annonce arrive, à moins que tu sois venue en entretien la braguette ouverte (oui bein quoi ça arrive hein ho!), on se souvient pas de toi.
c'est pourquoi je m'ennuie et que je vais profiter de cette longue journée bien pluvieuse pour faire ma valérie damidot mais uniquement de l'ameublement (oui, j'ose pas peindre selon mes couleurs il va encore m'accuser de vouloir vivre à disneyland), je vais te retourner cette pièce pour te la mettre comme j'en ai envie. et puis si ça me plait pas, j'aurais toujours demain pour remettre comme c'était.
20 août 2007
Fais moi mal Johnny
je viens de regarder les photos de ce qu'auraient dû être nos vacances. ces vacances à moto qu'on avait finalement réussi à contenter tout le monde, sa moto, ses potes, mon derrière et mon farniente.
le boudin de chien était placé en garderie, baghera en visite à domicile, les itinéraires tracés, les bagages mentalement listés, la voiture pleine à craquer et roule ma poule. et puis la personne de confiance à qui nous avions demandé de s'occuper de baghera s'est révélée pas si de confiance que ça puisque 2 jours avant le départ, ayant obtenu 2 jours de congés pour se faire un viaduc du 15 août, elle a décidé de nous lâcher pour partir avec son mec. je comprends, après tout à sa place j'aurais sûrement préféré faire sauter une petite amitié que de gâcher du temps avec mon alien. sauf que si je me suis engagée, je me désengage pas. comme la fois où je m'étais engagée à voter par procuration pour le camp adverse, ça m'a arraché le cul mais je l'ai fait.
alors nous ne sommes pas partis, nous avons préféré rester ici que de remuer ciel et terre pour trouver quelqu'un à qui laisser notre maison grande ouverte, mes tiroirs de petites culottes et l'accès à son bordel. nous en avons profité pour bricoler, trier, ranger. des trucs qu'on aurait jamais fait et dont on est assez fiers. seulement je viens de voir les photos de ce qu'auraient dû être nos vacances et je ne peux m'empêcher d'avoir ce petit truc au ventre, ce petit truc de regret de n'avoir vécu ça. et je les regarde et j'ai les boules.
19 août 2007
R.I.P
je pensais bien que ça arriverait un jour ou l'autre. ça finit toujours comme ça. je savais même qu'elle finirait par me manquer dans ma tête mais aussi dans mon corps, que le traumatisme serait grand, comme quand on a enterré mamie blue que j'avais été si choquée de la voir dans sa petite boite que j'en tremblais de froid, sous la peau.
ça faisait déjà quelques mois qu'elle diminuait, qu'il ne restait plus qu'un noyau dur, une sorte de truc infaillible qui te fait dire que ça va durer encore, que c'est pas la fin, que ça redeviendra pas comme c'était avant mais comme si ça ralentissait un peu, comme si il y allait avoir un sursis. et puis, comme une évidence j'ai vu ses derniers jours approcher, je l'ai vue diminuer tellement qu'elle a fini par disparaitre un soir, envolée en fumée. j'ai profité d'elle jusqu'au dernier souffle, je l'ai touchée, respirée, aimée fort. comme la dernière fois qu'on serre une amante avant que son corps ne s'éloigne pour de bon.
marie-jeanne a déserté mes mains, ma gorge et mes veines. voilà quelques jours qu'il n'y a plus rien. pas que je courre après mais ça fait un oreiller, un truc sous les pieds, un truc qui fait du bien aussi. et puis elle ne sera pas remplacée avant bien longtemps puisque partir à sa recherche ici relève pour moi du défi, puisqu'ici je n'ai pas ce genre d'amis.
18 août 2007
Google 1er
sache ami internaute qui est venu sur mon blog en tapant "comment arrêter un chien de faire pipi sur le plancher" que tu ne trouveras pas la réponse à ta question ici. bien au contraire, ici, tu apprendras les saloperies que me fait cette chiasse de chienne tous les jours. par contre si tu trouves la réponse à "comment arrêter un chien de piquer mon portable et niquer mon forfait" ou encore "comment arrêter un chien de bouffer les cactus" ou bien même "comment arrêter un chat de dormir sur le pc et d'éteindre ma session au réveil" tu peux m'envoyer un mail pour me tenir informée.
quant à toi, autre ami internaute qui cherche à savoir comment "organiser une partouze" surtout dès que tu as un répertoire assez fourni, contacte-moi, je suis très intéressée.
15 août 2007
Femme objet
s'il y a une chose dont je suis certaine, c'est que mon alien est immensément heureux que je vive désormais avec lui. et s'il y a une autre chose qui ne fait aucun doute c'est qu'il n'aime pas voir au réveil que je me suis enfuie dans la nuit pour dormir dans une autre pièce, quelqu'en soient les raisons (ronflements, chaleur ou insomnie les mâchoires font clac-clac, insomnie mes pensées se détraquent, insomnie j'ai pas le réveil mais j'ai le tic-tac).
je pensais pouvoir me vanter qu'il sente la moitié de son coeur arraché quand il ne me trouvait pas au réveil, qu'il se sente orphelin de passager d'oreiller. je pensais aussi que le simple fait que je me déplace dans sa maison en laissant trainer derrière moi une odeur de cannelle et des étoiles scintillantes suffisaient à l'enchanter, que la magie de mes doigts pour lui cuisiner toutes sortes de mets le mettait en joie, que ma déco made in disneyland lui égayait ses journées tristes et mornes jusqu'alors. il en est tout autre.
il vient de m'avouer que depuis que je vis ici, que je dors à ses côtés, plus aucun moustique ne l'attaque puisqu'ils se ruent tous sur moi. mieux que catch, la rocket offre sa peau à quel insecte veut la piquer. je pensais même qu'il me demandait de dormir nue pour pouvoir me carresser et me contempler. non, c'était pour laisser un plus grand champ d'action au vampire.
je ne peux le blâmer d'une telle attention, je hais les piqûres de moustique et je suis pourtant leur cible préférée. il y a juste une année où j'ai été épargnée, cette fois où je suis partie à biarritz avec marion. cette écervelée de marion.
nous étions parties toutes les deux, sans mec, avec juste ses 7 valises et son vanity et mon sac à dos. très serviable, je l'avais bien laissée se démerder avec toutes ces poignées à porter d'une seule main pour composter son billet de train de l'autre. marion est du genre à faire ce qui lui plait s'imaginant qu'elle pourrait toujours trouver de l'aide auprès de quelqu'un, j'étais (et je suis encore) du genre à te montrer que dans la vie, tu dois faire qu'en comptant sur toi-même.
le soir, nous dormions dans la même chambre mais pas dans le même lit et marion pour se prévenir des piqûres de moustiques avait lu dans femme actuelle ou un torchon à pubs du genre qu'il fallait se badigeonner de citronnelle. sauf qu'elle n'en avait pas et avait décidé de faire jouer son intelligence sur ce coup. c'est ainsi que dès le premier soir, elle a saisi un citron jaune ("bein oui, citronnelle/citron, ça a la même racine, c'est pareil hein"), l'a coupé en deux et s'est enduite de jus (et de pépins avec), toute fière de sa trouvaille. forcément le lendemain matin c'est elle et uniquement elle qui avait piqué. sans bien sûr remettre en cause son remède de grand-mère, elle s'était dit qu'elle n'avait pas dû en mettre assez. bien sûr, je me suis bien gardée de lui faire changer d'avis, moi pendant ce temps là j'avais la paix.
en voici un beau de moustique.
j'aurais pu vous mettre aussi damien saez, il le fait aussi très bien.
14 août 2007
3,14
j'ai les seins si lourds et tendus que je dois réfléchir avant chaque mouvement de torse ou de passage de la position verticale à horizontale. c'est plutôt douloureux cet état de peau si tirée qu'on a l'impression qu'ils vont péter, qu'il y aura du sang et de la chair partout. rien qu'un regard les fait souffrir.
j'ai les seins si lourds et tendus que quand je les touche, j'ai l'impression que ce ne sont pas les miens. et je trouve ça terriblement excitant cette sensation au bout des doigts!