Je déteste l'espoir

Il m'a toujours vomie, il m'a toujours fait boire, m'a toujours endormie

24 septembre 2007

Le juge est une femme

on est à table, dans cette grande maison qui sera probablement un jour la mienne et dont je ne saurais quoi faire, ma mère, sa copine et moi. (oui bon alors il paraitrait que je n'ai jamais vraiment dit que ma mère était avec une femme depuis plus de 10 ans. moi je crois surtout que vous faites pas attention à ce que je dis! donc voilà je le dis ici " ma mère est avec une femme depuis plus de 10 ans"). la conversation se porte forcément sur mon intégration à bordeaux, sur la maison, les travaux et ma vie à deux. d'ailleurs pour une fois, j'arrive même à me livrer sans trop de pudeur, et je savoure cette petite complicité qui semble naître.

et puis il y a ce regard qui me perce, ce jugement qu'elle me porte tout à coup et cette petite voix fluette qui m'assomme d'un "t'as toujours été flegme rocket, mais là...". je comprends pas bien le message, s'il y est une chose que je pense ne pas être, c'est feignante justement. ma respiration se bloque, mes mains se crispent et je peine à garder les larmes dans leur conduit. je continue de boire les conseils d'une femme qui ignore tout d'une partie du monde devant une mère qui ne moufte rien et ne prend aucun parti.

cette femme qui vit dans les hautes sphères de la culture, de la loi et des richesses me suggère avec dédain, devant mon refus qu'elle qualifie de capricieux, de faire caissière chez carrefour pour ensuite avoir droit à des promotions. ou même de faire du phoning de relance dans des boites de recouvrement, qu'elle peut même me pistonner si je veux, comme s'il fallait un piston pour être prise dans un job aussi peu agréable, que ce sont des boites d'avenir.

d'un coup, je me sens médiocre avec ce bts qu'elle ne considère pas comme des études, avec mes 10 ans de débrouillardises bureautiques pour assister des grands gens comme elle qui ne s'en sortent pas sans les petites. comme si tout ce que j'ai déjà fait ne signifiait rien, comme si je n'étais pas compétente, comme si dans son monde ma voie n'existait pas. je lui aurais appris que je souhaitais monter une pièce de théatre indoue nue en haut de la cordillère des andes qu'elle ne m'aurait pas vue plus déconnectée que maintenant.

je me sens minable et repasse, une fois couchée dans ma chambre digne de celle d'un grand hôtel avec vu sur le chateau en carton pâte de la starac, brièvement ma vie devant mes yeux que je voudrais clos mais qui sont loin de l'être. se pourrait-il que j'ai pris ma flegme pour du courage? celui de quitter ce boulot de serveuse du ouikaine qui me ruinait mes études mais dont j'avais besoin pour bouffer à la cantine? celui qui m'a fait quitter un poste très bien payé mais chiant à mourir à faire des photocopies en espagnol toute la journée? celui d'avoir refusé cette mutation parce que ça ne me donnait plus envie de descendre vivre ici, rien qu'à l'idée d'aller bosser là-bas? elle m'accuse de flegme et me reproche aussi d'être trop honnête, de ne pas abuser du système. à l'écouter je n'avais qu'à prendre tous ces postes et m'arranger pour me faire virer. je ne comprends plus rien si ce n'est que je râte tout et que je me complais dans cette situation. tant de paradoxes ne m'insfflent que ça.

je ne comprends pas pourquoi il fallait faire des études convenables pour pouvoir avoir le choix plus tard et pourquoi maintenant c'est être difficile que de préférer choisir. les temps ont dû changer ou leurs utopies se casser le nez, je ne sais pas. mais je suis totalement déboussolée. je me croyais compétente et supportée. finalement je me sens profiteuse d'une situation qui ne me sied pas. et je me demande si finalement elle aurait pas raison.

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23 septembre 2007

Tout pour la musique

voilà, la musique va mal. ho non pas toute la musique, rassurez-vous julie zénatti va faire salle comble et pop stars bat des records d'audience. il s'agit juste de la musique un peu affranchie, celle qui fait un peu réfléchir et apprend des sons mélodieux, cette ancienne nouvelle scène française qui bat de l'aile, qui n'est plus programmée et qui va devoir ranger ses instruments pour de bon.

 

alors le 17 octobre viens remuer tes hanches et en prendre dans les mirettes grâce à prohom à la cigale et le 19 novembre viens pogoter avec eiffel à l'olympia.

 

parce que si tu loupes ces dates, c'est pas dit que tu puisses les revoir un jour.

 

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19 septembre 2007

Pinocchio

il me ment encore. je le sais, je l'ai vu. un truc anodin sur son pc, une demande d'explication juste pour satisfaire ma curiosité, un raisonnement qui tient pas debout, l'insistance et finalement la valda crachée. me mentir pour si peu, pour un comm' laissé sur un blog surtout quand j'ai la possibilité de me la vérifier toute seule mon explication, c'est pas très malin comme réflexe. si peu que ça en devient même humiliant.

alors je remets l'histoire des textos de mai sur le tapis, forcément. je me taisais depuis des mois, me rassurant à l'idée que c'était moi qu'il avait choisi parmi la guirlande de bloggeuses accrochées à son cul (ou techniquement plutôt l'inverse), me rappelant que je lui avais expliqué combien je hais le mensonge et combien il avait semblé comprendre. et il me dit que non, des textos intimes il n'en envoie plus. mais pourquoi je le croirais cette fois alors que 5mn plus tôt il me mentait avec ce même calme olympien qu'il a encore à essayer de me rassurer?

je ne supporte pas le mensonge, comme une réaction allergique. je préfère de loin une vérité lourde à digérer qu'un beau mensonge qui te berce. l'honnêteté, le partage, la confiance. la confiance putaing. j'avais mis des mois à la retrouver, à dénouer mon ventre, à me dire que certainement il continuait mais qu'après tout j'avais confiance, il avait compris que ça me faisait du mal une intimité partagée. et là, pour si peu, je redégringole tout ce que j'avais réussi à gravir cet été.
c'était tellement simple quand j'ai posé la question de me dire la vérité, ça serait passé tellement mieux, j'aurais même pas relevé. je dis pas que ça m'aurait pas fait un peu de peine mais quoi? elle fait partie de son passé, je respecte ça, je ne crainds pas ça mais plutôt le mensonge. ce n'est tellement pas la taille qui me blesse mais tellement son principe.

je ne veux pas tout connaitre en détail de sa vie sans moi, je veux juste qu'il intègre quelque part dans son cerveau de citrouille aéré que ses mensonges me blessent et rompent chaque fois un peu plus la confiance et l'amour que je lui porte. alors sur le pas de la porte ce matin, j'en remets une couche, vite fait avant de partir quelques jours, quelques jours durant lesquels j'aurais pu être zen mais durant lesquels je ne le serai forcément pas. il est en retard, il part vite, il me dit "oui promis" mais pourquoi je le croirais cette fois-là? pourquoi je lui accorderais ma confiance puisqu'il est capable de me prouver que j'aurais tort.

des écarts on en aura, c'est obligé mais si on veut pouvoir surmonter ça, l'indispensable c'est la confiance. contrairement à ce qu'il croit, l'amour ne suffit pas, l'amour ne suffit jamais. c'est la confiance qui fait tenir. de pouvoir se dire "ok il a merdé mais il y a toujours cette confiance, ce nous qui fait que". je ne lui demande pas des "toujours" ou des "jamais", loin de là, je ne lui demande pas des promesses de fidélité avec des traites sur 20 ans, je lui demande la confiance anodyne du quotidien, l'honnêteté de l'humain, m'estimer capable de comprendre, me voir telle que je suis.

la preuve de son amour passe par son honnêteté, me mentir revient à ne pas m'aimer, pour qui je suis.

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18 septembre 2007

La pie qui chante

y a des gens tu sais pas pourquoi ils t'exaspèrent. pas le genre de petit truc un peu agaçant, non. bien pire! du genre à jacter tout le temps et de préférence pour dire des trucs dont tout le monde se fout (enfin surtout moi), pour pas laisser une seconde de silence t'apaiser, te ressaisir. surtout pas! bla bla bla bla bla, un grésillement de moustique que tu voudrais bien claquer contre un mur. ce qui fait que toi, pour équilibrer et surtout pour tenter de te zénifier tu dis plus rien, tu contemples, tu cherches la ressource ailleurs.

elle: ben t'as pas essayé de cerf-volant?
moi: non
elle: ha bon? pourquoi?
moi: pas envie.
elle: tu n'aimes pas ça?
moi: (ta gueule) non.
elle: mais qu'est-ce que tu n'aimes pas? le vent? l'objet? la manipulation? l'endroit?
moi: (toi) j'aime pas.
elle: c'est dommage tu dois t'ennuyer
moi: (non, non, je suis en train de fantasmer la manière dont je vais te faire fermer ta gueule) non, je savais à quoi m'attendre.
elle: et qu'est-ce que tu aimes toi?
moi: (le silence) bein pas ça.
elle: ah oui!!! on va faire par élimination hi hi.
moi: (putaing mais ta gueule) voilà, tuer le silence.
elle: et quand il fait de la planche à voile?
moi: (oui voilà énumérons toutes les activités du monde et papotons entre amies) bein je m'occupe.
elle: tu devrais apprendre le tricot
moi: (ne me tente pas de tenir une arme blanche) ha bon?
elle: oui comme les femmes de pilotes qui regardent leurs hommes le long de la piste. on appelle ça les tricoteuses de piste
moi: (qu'est-ce qu'on s'marre) ha.
elle: et toi jean-claude tu as aimé ça?
moi: (jean-paul, connasse, jean-PAUL)
lui: oui
elle: et tu en avais déjà fait et blablablablablablablabla

et puis tu prends sur toi et ça monte, ça monte, tellement que ça ne pourrait que ressortir comme ça:

mais t'es polie, alors tu dis rien, tu encaisses, tu dis plus rien, parce que ça se passerait pas comme dans un film, sûrement que tu devrais lui faire tes excuses après et ça plutôt crever. ça devient même sûrement pesant pour les autres mais si tu parles tu vas hurler et si tu bouges tu vas l'étrangler. parce que quand elle a plus rien à dire, ce qui est quand même rare, elle chantonne. et toi tu voudrais l'enterrer vivante et tu voudrais bien qu'elle habite pas juste au bout de ta rue, et tu voudrais bien ne pas être tellement énervée que t'en trembles. elle s'exstasie de tout et à voix perchée, comme un piano mal réglé, comme daniela lumbroso en prime time.

et puis la pie qui chante ne fait pas que parler, des fois aussi elle a besoin de tout tout de suite. et alors que t'avais réussi à zénifier à son sujet, à ne pas la croiser trop facilement, alors que tu te faisais à l'idée que tu devais prendre du recul pour te protéger toi de ton stress, elle réapparait en demandant la lune et le pire c'est que pour pas le faire chier lui tu vas aller la lui décrocher. et ça te fout dans un état de stress de merde à la con qui pue. un truc que si tu l'expulses pas ça va t'empêcher de dormir comme la dernière fois et que tu vas porter quelques jours, le temps qu'elle réapparaisse avec son diadème et son sceptre.

et ce qui te fait sourire, c'est l'ironie de cette personne, qui prône la communication non-violente, la zénitude, fait du yoga et qui te pousserait au crime. à croire que tout le négatif qu'elle expulse, tu te le bouffes comme une éponge.

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¡Hola! ¿Qué tal?

j'ai enlevé mon vernis noir aux mains, j'ai retiré mon anneau dans mon nez, j'ai lavé mes fesses et mis une culotte propre, j'ai troqué mes docs contre mes bottines pointues, mon ticheurte akiza contre une chemise rouge cintrée et mon treillis contre un pantalon mettant en valeur mes fesses, j'ai ôté mes créoles que mon père appelle des porte-serviettes tellement elles sont grandes et j'ai mis ce petit collier en maille de queue de souris que mon alien m'a offert pour mon anniversaire. j'ai changé mon mandarina duck pour un sac meilleur marché mais beaucoup plus classe (enfin moins défoncé quoi) et j'ai enveloppé le tout dans ma gabardine noire à doublure rouge soie.

je suis arrivée en avance et quand j'ai frappé puis ouvert la porte de la société je me suis trouvée dans une vaste pièce résonnante face à un homme perdu au milieu du vide. surprise, je me suis excusée pour ma mauvaise ponctualité et lui ai proposé de ressortir et d'attendre l'heure dehors, ce qu'il a accepté. je stressais même pas pour cet entretien car comme il l'a dit très justement ce matin en sortant de sa douche "t'es pas dehors et on aura toujours de quoi manger même si ça marche pas". et puis je pouvais pas faire mieux que lire depuis 4 jours "el país" à voix haute, de réciter ma vie en espagnol et de vérifier certains mots dans le dico. je m'en sortirais comme je pourrais, il allait pas me faire un 2ème trou au cul ce recruteur!

quand ce fut l'heure de mon rendez-vous je suis retournée dans cette immense salle vide ayant déjà en tête que ça allait être la plaie, à 2 dans ce grand bureau avec rien autour. l'homme charmant m'a rassurée en me disant qu'ils attendaient les cloisons et les bureaux et puis la porte de l'ascenceur s'est ouverte sur une armée d'espagnols en costard (3 en fait, plus l'homme charmant) qui ont enquillé direct "hola bla bla bla hay caramba". je savais que cet entretien ne serait pas en français mais je ne m'attendais pas à me faire mitrailler de questions avec les mots chantant et s'enchainant comme dans un morceau de heroes del silencio. j'ai froncé mes yeux, alerté ma concentration et oublié tout le reste.

au bout de 40 mn, ils m'ont fait un coup bas, les traitres! ils m'ont posé en espagnol des questions auxquelles je devais répondre en anglais! alors, docile, je me suis exécutée et j'ai commencé "me gustà la musica" et je les voyais me regarder bizarrement. je me suis arrêtée et ils m'ont dit "en inglés" et là je suis devenue blanche comme un cul, il m'était impossible de retrouver mon vocabulaire en anglais! je me suis reconcentrée et j'y suis finalement arrivée.

après une heure d'entretien banal, l'un des 4 m'a demandé quelle était ma langue maternelle. je n'ai pas su comment interpréter cette question mais je doute qu'il aie cru que j'étais espingouine (gouine oui mais espin non).

le bon côté des choses serait les 3 semaines de formation à bilbao, le truc en moins serait que je bosserai quasiment tous les jours toute seule sans voir personne. alors question intégration dans la région, on peut mieux faire. je ne stresse même pas, je suis juste fière d'avoir assuré!

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16 septembre 2007

Le maillon faible

quand j'étais gosse, il m'arrivait de recevoir des lettres d'amies, toujours un peu farfelues, qui me racontaient des trucs très étranges et qui me disaient souvent en conclusion que si je ne recopiais pas cette lettre mot à mot et que je ne l'envoyais pas à un certain nombres d'autres amies, ma vie ne serait ni triste ni gaie mais super chiante. je me suis toujours demandée à cette époque si ça aurait un quelconque impact sur mon destin et preuve en est que non, puisque je m'éclate comme une folle!
aujourd'hui cette coutume est reprise sur le net et je m'y prête déjà plus volontiers parce que t'as plus besoin de payer un timbre et aussi parce que maintenant, parfois, ça m'amuse. c'est pourquoi grâce à macadam palissade je m'y colle joyeusement en cette magnifique journée de soleil éclatant comme dans une pub de le chat machine.


Dernier livre acheté
"no kid ou 40 bonnes raisons de pas faire d'enfants". croyez-moi déjà que j'étais pas super super motivée à la base, là c'est sûr je ne me sens absolument plus tentée même dans un élan amoureux de fusion passionnelle de vouloir un mélange de nous. du coup j'en profite pour vous l'annoncer: ayai je suis contraceptée depuis 1h! je sais que ça vous change pas votre quotidien mais moi je viens d'entrer dans une nouvelle ère. et, renseignement pratique pour ces dames: franch'ment ça m'a l'air vach'ment nickel comme truc. on verra à la longue!

Le livre que je lis en ce moment
donc pas en ce moment précis là maintenant car j'ai beau être multitâche je peux difficilement lire et taper en même temps, même si je peux te raconter ma soirée d'hier en tapant une lettre à mon patron (la multitachitude, messieurs quand vous aurez compris comment ça marche, le monde sera révolutionné!). donc sinon le soir quand je me couche je lis "une époque formidable" de reiser et en journée, au soleil dans ma chaise longue, je lis "el pais" pour me remettre dans le bain de l'espagnol pour mon entretien professionnel de mardi matin (oui là aussi j'en profite pour vous l'annoncer: j'ai un entretien mardi matin)

3 livres qui m'ont marquée
alors alors alors...
"natural woman" traduit du japonais. une histoire d'amour entre deux nanas, assez érotique, assez dominatrice parfois, bref j'avais bien aimé à l'époque.
la totale de syvlie testud à savoir (je fais de la pub hein) "il n'y a pas beaucoup d'étoiles ce soir", "le ciel t'aidera" et "gamines". cette fille a vraiment une fraicheur quand elle écrit, on a l'impression que c'est notre soeur qui nous raconte un truc et puis surtout qu'est-ce qu'elle est barj'!!!
"et moi d'où je viens?" une histoire pour enfants que nous avions quand on était gosses, qui explique les relations amoureuses entre adultes et aussi le sexe et tout et tout. j'ai toujours adoré ce bouquin, je passais mon temps à le lire et le relire (ça doit être pour ça que je suis aussi forte au plumard). et le mois dernier, en rangeant le bordel ambiant de mon alien, je suis tombée dessus. lui aussi avait ce livre quand il était heu... moins enfant quoi.

Le dernier film que j'ai vu
au ciné c'était "l'âge d'homme". rien à dire dessus, c'était pourri.
en dvd ou assimilé c'était "el crimén ferpecto". quand je l'avais vu au ciné j'avais trouvé ça super bien. là un peu moins mais ça devait être dû au doublage.

3 films qui m'ont marquée
"filles perdues, cheveux gras" parce que le soir où je l'ai regardé, j'avais fumé de la marie-jeanne que ma mère avait soigneusement élevée et m'avait confiée en hurlant depuis la cage d'escalier avec son paquet sous le bras "ouvre! ouvre! ça sent fort je vais me faire repérer" (oui c'est sûr maman c'est pas du tout parce que tu cries) et qu'avec cette écervelée de marion nous avions un peu fait comme son enterrement de vie de jeune fille en même temps. des voisins s'engueulaient dans l'escalier, nous avions donc appelé les flics (bein oui imagine t'en as un qui pousse l'autre et hop il est mort) et tout ce joli monde s'était mis à s'engueuler juste sur mon paillasson. nous étions donc dans un état d'euphorie totale à se relayer au judas de la porte en fumant marie-jeanne à les espionner et à visionner ce film ovni.
"la secrétaire". alors là je me suis prise une claque! ce film a comme expliqué un truc en moi, comme si un truc avait trouvé sa place. je crois que c'est la plus jolie histoire d'amour que j'aie jamais vue, dans la forme qu'elle revêt. d'ailleurs depuis je m'applique beaucoup à ne pas faire de fautes de frappe dans mes courriers professionnels!
"les revenants". ce film raconte l'histoire de tous les morts disparus depuis 10 ans qui d'un coup reviennent à la vie. contrairement à ce que j'avais cru sur le coup, ça n'est pas un mauvais film gore mais qui induit une véritable réflexion sur le travail de deuil. sans m'en rendre compte, il m'a beaucoup aidée à accepter la mort de ma grand-mère.

Le dernier cd que j'ai acheté
je viens de commander "sugar plum fairy project" qui fait une musique que je trouve assez envoutante et qui me porte beaucoup. juste avant j'avais acheté "gazoline" de no one is innocent et "le 3ème choix" d'agora fidélio. j'attends avec hâte le prochain crésus et aussi le prochain ghinzu.

Morceau que tu écoutes en ce moment même
le ronflement yojesque du boudin de chien. y a comme un air de famille entre ces deux là.

Les morceaux qui t'ont le plus marquée.
pfffiou c'est vaste tout ça. y en a tellement selon les époques, selon les moments.
je pense pouvoir dire que la plupart des morceaux de prohom m'ont assise par terre à me dire "putain merde il a trouvé les mots pour dire c'qu'il y a dans mon ventre" et ses musiques m'ont souvent relevée. j'aime sa manière de composer à plusieurs niveaux, j'ai beau avoir écouté ses albums en boucle, j'arrive encore à découvrir des sons et des subtilités que je n'avais pas encore perçus. et si, de lui je ne devais en garder qu'une (sachant que c'est un choix impossible), je garderais (bon allez on dit une par cd ok? parce que sinon j'y arriverai pas) "rester en ville", "tu es tuée" et "autour de lucie" (sachant que c'est un crime de m'avoir forcée à faire un choix hein!)

Boisson préférée
j'aime beaucoup la caïpirinha, la ch'ti, la vodka. mais je bois beaucoup moins qu'avant et j'ai l'impression que le plaisir qui me restera sera le champagne. je pourrais ne boire que ça de toute une vie. et le must c'est un dîner au champagne. ça plus marie-jeanne et tes orgasmes deviennent cosmiques!

Don de charité favori
j'écarte les cuisses assez souvent. ça marche?

Vacances préférées
c'est quoi cette question en bois, hein?

Vice préféré
si j'avais des vices ça se saurait.

Personne que j'aimerais voir répondre à ce questionnaire
peter parker, pour qu'une fois au moins il aie quelque chose d'un peu intéressant à raconter!

sinon ce que j'aimerais, c'est un jour un questionnaire-chaîne de cul. ça, ça serait sympa!

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13 septembre 2007

Logique implacable

on le sait depuis bien longtemps, l'administration a ses paradoxes et le plus dur est d'arriver à s'en sortir. ça a commencé la semaine dernière à vraiment vraiment m'agacer les méninges et à triturer la boule d'agressivité qui sommeille en moi et que je réveille, je dois bien l'admettre, assez souvent (mais c'est toujours justifié).

j'ai emménagé ici pensant que je pourrais toucher une indémnité des assedics puisque je quittais mon paris pour rejoindre son bordeaux. sauf que j'avais pas le bon papier, tu sais une sorte de certificat amoureux qui prouve que je suis pas partie juste pour changer d'air et abuser de la société au soleil, un papier qui prouve que quand je carresse sa langue avec la mienne c'est pas juste pour faire cochon mais parce que c'est Lui, L'homme de ma Vie que mon dieu que j'l'aime (tu t'fous d'ma poire william?). et puis on m'a refusé tout indémnisation puisque rien ne prouve que je forme avec lui une famille.

alors je suis allée au service social de ma nouvelle mairie qui se trouve à babel oued à pied mais que le jardin est plutôt joli sauf que le service social est dans un préfa à l'intérieur du collège le long de la voie rapide (faudrait pas non plus que le social devienne un truc agréable faut pas déconner) et là, la gentille dame que j'avais en face de moi, qui était là pour m'aider m'a répondu que je ne pouvais pas toucher le rmi puisque au regard de la caf j'étais considérée comme une famille puisqu'on vivait à deux et que nos revenus totaux excédaient 650 euros par mois!!
gentille comme tout, elle m'a bien suggéré de faire comme s'il m'hébergeait mais qu'il y aurait enquête et que si on décelait des traces d'une quelconque histoires de corps qui se touchent ou un regard amoureux hop hop hop le fric on te le reprend et plus vite qu'on te l'a donné. et si après tout il m'hébergeait juste mais que pour payer mon loyer, je sois obligée de le sucer de temps en temps, ça serait considéré comment hein?

bref, j'étais déjà pas mal énervée par cette contradiction débile mais de toutes façons j'avais pas le choix alors j'allais pas non plus me lamenter pendant des jours et des nuits. et puis j'ai reçu ma feuille d'impôt et là ça a été le bouquet!

j'ai gagné moins en 2006 qu'en 2005 mais je dois payer beaucoup beaucoup plus d'impôts et mes mensualités de fin d'année ont largement doublé. va comprendre charles, on nous avait pourtant promit une baisse de tout ça nan?
le truc c'est que le fric je le chie pas, sinon vous pensez bien que même à vous je vous en donnerai et que du coup je vois pas bien comment payer mes dernières mensualités. alors j'ai appelé le centre des impôts et je leur ai expliqué ma situation.

le mec a été impécable "pas de problème ma p'tite dame, vous faites une demande de remise gracieuse, on vous renvoie un dossier à remplir, vous nous le retournez et ensuite on vous dit si c'est accepté ou pas". j'sais pas, j'ai dû avoir un relan de conte de fées, j'ai dû oublier dans quel monde on vivait, j'y ai cru. en plus parrallèlement j'ai demandé à ce que les prélèvements soient arrêtés sur mon compte, avoir des rejets va me couter du fric à la banque et vu que j'espère qu'ils vont m'annuler ma dette, autant pas me foutre dans la merde trop trop vite.

et ce matin je rappelle pour savoir où ça en est et ça a donné ça:
-madame, une remise gracieuse ne vous dispense pas de payer l'impôt dû
-si ça me dispense pas, à quoi ça sert une remise gracieuse?
-à ce que vous ne payiez pas votre impôt
-oui mais si je ne le paye pas et que ça me dispense pas non plus de pas le payer il se passe quoi au juste?
-vous payez.
-ha oui je vois bien. et dites-moi, la remise gracieuse intervient quand?
-une fois que le dossier est accepté, on vous rembourse.
-ha oui je vois, mais je paye comment en attendant, je ne touche rien depuis fin mai
-oui mais vous êtes redevable, vous devez payer madame vous n'avez pas le choix
-j'entends bien mon cher monsieur mais vous savez je ne passe pas mes journées à pondre des billets donc je ne vois pas bien comment je pourrais payer les mensualités qui vont se présenter prochainement
-demandez à les payer plus tard mais vous aurez des pénalités
-oui mais même si je voulais, je ne sais pas quand je vais pouvoir les payer ces mensualités, si je lisais dans l'avenir, vous pensez bien que j'en ferais une source de revenus que je ne m'empresserais pas de déclarer
-ça je ne sais pas madame il faut vous débrouiller
-oui et la banque va soit rejeter, soit me coller des frais énormissimes et ensuite une fois que je serai fichée banque de france avec interdiction de je ne sais pas quoi, vous pourrez me rembourser?
-heu... oui
-vous croyez que ça en vaut le coup tout ça?
-c'est à vous de voir mais une remise gracieuse ne dispense pas de
-oui j'ai bien compris, merci!

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12 septembre 2007

Vénus beauté (institut)

mon p'tit plaisir à moi c'est d'aller chez l'arracheuse. je pourrais m'épiler kojak à la maison, mais j'aime bien m'allonger sur la table et me faire triturer sans bouger un cil (on sait jamais, elle pourrait le prendre pour un poil). la douleur je la sens quasi pas, y a bien eu une fois ou deux où je lui aurais bien collé un pain pour lui apprendre à être plus douce mais en général, je trouve son geste épilateur tellement salvateur que même si ça faisait plus mal encore je dirais rien.

ce que j'aime par dessus tout c'est faire parler les arracheuses. c'est dément tout ce qu'elles peuvent te raconter. rien à voir avec une coiffeuse qui bosse au milieu de ses collègues à hurler pour qu'on l'entende par dessus le sèche-cheveux. non, l'arracheuse, elle, bosse en cabine particulière porte fermée et ça aide à la confidence. des fois elle déblatèrent sur leur patronne (normal) ou sur quelques collègues en hésitant pas à donner des noms, des fois quand même elles sont bêtes à manger du foin alors elles te racontent la starak mais souvent, et c'est ce qui croustille le plus, elles racontent des trucs qu'elles ont vécu avec des clientes.

par exemple, sylvie, elle était un peu concon mais assez rigolotte. elle me confiait souvent en roulant des yeux qu'elle épilait des hommes au maillot, alors moi super intriguée qui aimerait être une petite souris, je m'engouffrais dans cette petite ouverture et je lui posais plein de questions sur qui comment quoi? elle répondait et puis la fois d'après je n'avais pas à lui poser de questions, elle avait préparé son histoire du jour. une fois elle m'a raconté ce qui, jusqu'à aujourd'hui, était le summum des histoires d'arracheuses. elle était en train de faire le maillot d'une cliente en position grenouille quand elle lui a mis de la cire sur la ficelle de son tampon qui dépassait et elle a arraché la bande d'un coup sec! très gênée, elle s'est excusée et lui a rendu!

et puis aujourd'hui je suis allée potiner du côté de chez la dépoileuse et la fille sur qui je suis tombée était excellente! comme d'habitude, l'air de rien je l'ai amenée sur le sujet "racontez moi des trucs inouis au boulot". et alors là j'ai eu droit à un tour gratuit, la queue du mickey et le gros lot!

à 9h le matin elle a toujours une femme bcbg sale et qui pue et elle doit lui faire le maillot, d'ailleurs elle y passe peu de temps car elle m'a confié qu'elle n'était pas très forte en apnée. souvent aussi, elle a une cliente qui a des hémorroïdes et du coup qui se torche mal, et quand elle doit lui épiler les fesses elle est obligée de regarder ailleurs. elle a aussi eu une fille "qui a un peu vot' look d'ailleurs" (merci super...) avec un piercing au clito et elle me dit que d'ailleurs elle n'a plus de clito, elle l'aurait vu sinon quand même! et cette nana à qui elle faisait le maillot intégral lui a dit qu'elle avait mis un tampon sans ficelle qu'on peut mettre 24h et qu'on peut même faire l'amour avec (à mon avis c'était une éponge spermicide) mais qu'elle était très embêtée parce que ça faisait déjà 48h qu'elle l'avait et qu'elle n'arrivait pas à le retirer. et le comble du comble c'est qu'elle lui a demandé de l'aide!

j'étais en joie, j'ai explosé de rire en voyant sa tête écoeurée et pour la remercier de m'avoir divertie autant je lui ai lâché 5 euros de pourboire!

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10 septembre 2007

Un syphon-phon-phon

ça faisait 7 ans que j'avais pas foutu les pieds dans un étrier de gynéco et croyez-moi c'était loin d'être raisonnable comme attitude. mais voyez-vous, quand on est pas prise en otage par la fin de plaquette de pillule contraceptive qui nous pousse à y retourner pour obtenir une ordonnance on se dit qu'on a toujours le temps d'aller se faire osculter le tuyau. parce qu'il faut bien le dire, le gynéco c'est pas une grande partie de plaisir, je trouve ça même plutôt intimidant d'aller se faire expertiser le conduit. surtout que des histoires loufoques avec des gynécos, j'en connais et surtout j'en ai vécues!

la première bonnefemme que j'ai vue, elle était plutôt cheloue. elle portait des triples foyers et avait un tic de bouche plutôt agaçant. mais ce qui m'avait surtout gênée c'était qu'un jour, alors que j'avais les pattes écartées devant ses triples foyers, d'un coup, elle a relevé le nez pour me crier, comme si j'étais à mille lieues de mon entrecuisse) "mais!!! j'connais vot' père!!!". je ne sais pas bien quel air de famille elle avait pu trouver là où elle regardait à ce moment là mais ça m'avait bien calmée et j'y étais pas retournée!

la suivante était toute aussi mystique! j'étais en pleine dépression (encore) parce que j'avais été larguée par une meuf et j'expulsais tout ça en faisant des mycoses à répétition, le truc qui te prend bien la tête (et pas que). alors elle m'avait prescrit des bains de sièges de je ne sais plus quel produit miracle à faire 3 fois par jour. déjà que j'avais l'air bien con le matin et le soir à me la joue rika zaraï, elle pensait quand même pas que j'allais faire ça entre midi et deux dans la salle de pause de la world company? ça a été le pompon, quand elle m'a prescrit des médicaments à base de plantes à acheter dans un laboratoire bien précis uniquement. ce labo avait des pratiques assez étranges, tu leur faxait ton ordonnance, tu leur envoyais un chèque et ensuite ils t'envoyaient les médicaments. autant dire que je ne l'ai jamais fait et que je me suis trouvée une autre gynéco!

cette troisième était pas plus normale que les autres étant donné qu'elle me parlait de ses ouikaines pêche aux moules à st malo en oscultant la mienne. notre cohabitation s'est arrêtée là et d'ailleurs ma relation avec ce corps médical aussi.

et puis parce que je vis désormais avec un garçon et que en plus de pas pouvoir lui piquer de serviettes ou tampons quand j'ai besoin, je risque de tomber enceinte (comment c'était pratique mine de rien de sortir avec des filles) et puis que de toutes façons fallait bien que je retourne chez le plombier des ovaires, j'ai pris rdv chez un gynéco ici dans un dispensaire protestant. oui, je sais, ça parait étrange au premier abord mais vu que j'habite à côté et que j'ai pas de mutuelle, ça m'a paru plutôt judicieux. alors je me suis pointée en bonne croyante à je sais même pas quel dieu, en me disant que de toutes façons ça pourrait pas être pire que la première fois que la mère de marion a été chez le gynéco elle lui avait vomi dessus (je me raconte tjs ça quand j'ai rdv chez le gynéco, ça me détend).

et là j'ai été reçue par une conseillère conjugale qui m'a posée plein de questions sur ma vie, sur mon mec, sur moi tout ça mais qui était gentille (sont pas cons quand même hein, vont pas me maitre l'hôtesse d'accueil de "monstres et Cie" non plus), je finis par me détendre et enfin nous abordons la question de la contraception et c'est là que j'ai halluciné!! comme le monde a évolué en 7 ans!!! limite la pillule c'est has been! maintenant tu as le choix entre te coller un patch toutes les semaines à côté de celui pour arrêter de fumer et bientôt celui pour aimer ton président; tu peux aussi te faire implanter une toute petite barrette sous le bras qui te dure 3 ans, autant le dire de suite j'ai fait une telle grimace qu'elle l'a vite rangé, sans déconner je refuse la pillule parce que ça me parait étrange d'astreindre mon corps à un truc non-naturel alors je vais pas me coller un cure-dent sous le bras qui en plus va arrêter mes règles!; tu peux aussi avoir un stérilet, maintenant plus besoin d'avoir été enceinte avant, on peut te le mettre de suite, j'avoue que j'ai été assez séduite par le système mais sans déconner chez moi "stérilet" ça fait résonner des trucs donc parlait ma belle-mère qui m'a tjs sembler être des trucs d'un monde auquel je n'appartiens pas, et j'avoue que j'arriverais plus à marcher droit si je me disais "putaing j'ai un stérilet dans le ventre, ayai j'ai l'âge de vivre ça" alors j'ai dit non; et puis elle m'a enfin parlé de l'anneau vaginal et ça j'avoue que ça m'a trop tentée parce que ça me parait le plus sain de tous les dispositifs. le seul truc c'est que tu dois te le glisser tous les mois le premier jour de tes règles, croyez-moi il est temps que quelqu'un se penche sur une contraception masculine, car ils ont pas idée de tout ce qu'on doit subir! (et je viens de réaliser que je ne sais même pas comment on l'enlève, merde!!!).

et puis j'ai enfin rencontré la gynéco, qui m'a rentré son truc en métal tout froid dans la chatte et me sentant écartelée puis fouillée, j'ai réalisé que jamais ô grand jamais je ne pourrais accepter de sentir comme ça une tête chevelue suivie d'un petit corps de bébé! j'ai frôlé l'évanouissement, j'ai soufflé, couiné, grincé et je me suis enfuie jusqu'à dans 6 mois!

Posté par Dirty Hope à 10:31 - Commentaires [18] - Permalien [#]

09 septembre 2007

Apocalypse now

qu'est ce qui se passe? il est 10h03 et aucun de mes 299 contacts msn (ça fait envie hein?) n'est connecté. c'est la fin du monde? il s'est passé quelque chose et nous sommes les derniers survivants? un motard idolâtré par les kikoololeuses, une fausse punk à téléphone à fourrure, un père chauve, un boudin de chien schyzophrène et une panthère miniature boulimique? damned, si on doit repeupler la terre, ça va être joli tiens!


tu me fais plaisir si tu es encore en vie, tu mets le son fort, tu te laisses hâper par les paroles et la musique montante au gré de la tragédie. et si t'es normalement foutu, t'as des frissons partout sur le corps. c'est ça le talent.
tu les entends les battements de coeur?

Posté par Dirty Hope à 10:05 - Commentaires [12] - Permalien [#]
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