31 octobre 2007
Côté maison
ils ont de l'humour chez casto hein?
30 octobre 2007
Sliders, mondes parrallèles
il parait qu'on a les amis qu'on mérite. moi je crois juste qu'à un moment donné j'ai été trop gentille et j'ai recueilli trop de chiens abandonnés.
Rocket dit :
tu rentres quand?
Johanna dit :
normalement aujourd'hui hein, mais jeudi donc
Rocket dit :
oui voilà, donc samedi
Johanna dit :
nan nan paske le week end y a plein de monde
Rocket dit :
tu sais que jeudi c'est férié?
Johanna dit :
hein??????
Rocket dit :
bein oui
Johanna dit :
pk c ferié??
Rocket dit :
c'est férié et donc ça fait un ouikaine de 4j
Johanna dit :
mais c ferié de koi?
Rocket dit :
14juillet
Johanna dit :
nan y a pas jsuis sure
Rocket dit :
ok bein tu verras bien
[...]
Rocket dit :
donc t'as trouvé le jour férié?
Johanna dit :
haaaaan! c la toussaint, j'ai regardé sur un site :D
bon bein mainnant, forte de ce constat je sais pu qd je rentre
Rocket dit :
toutes les excuses sont bonnes!
rentre vendredi dans la journée
Johanna dit :
pff le train va etre plein
c des trains tjrs pleins c chiant
tan pis je serai au milieu du monde
Rocket dit :
ok donc je te la refais parce que vraiment t'es à l'ouest
Rocket dit :
déjà cette semaine c'est les vacances
Johanna dit :
ha bon? mais les vacances de koi
Rocket dit :
DE LA TOUSSAINT CONNASSE!
Johanna dit :
paske y a des vacances? mais les momes viennent juste d'entrer en classe
Rocket dit :
c'est pas le propos là
Johanna dit :
ha
Rocket dit :
donc les trains seront blindés mercredi soir et jeudi matin pour les gens qui vont faire le pont donc ne pas bosser vendredi. du coup vendredi ça va etre tout peace
Johanna dit:
heu...
Rocket dit :
qu'est-ce que t'as pas pigé?
Johanna dit :
bein le pas monde dans le train. rapport ke bon y a le week end et plein de gens vont dans le coin de dijon le week end c tjrs blindé
Rocket dit :
vendredi se retrouve coincé entre un jour férié et un ouikaine du coup les gens vont le prendre en rtt.
du coup les gens seront pas dans le train commedh'ab
Johanna dit :
haaaaa
Rocket dit :
putain je devrais mettra ça sur mon cv "arrive à faire comprendre à une trisomique du temps, l'ordre des calendriers"
Johanna dit :
ho ça va hein. moi jpeux t'expliker la bible
Rocket dit :
et heu... la toussaint ça fait pas partie de la religion par hasard?
Johanna dit :
si si c la fete des morts canonisés, et des morts de nos proches
Rocket dit :
enfin ce qui me sauve c'est que tu n'as pas cru au 14 juillet. j'aurais dû tenter noel pour voir
Johanna dit :
qd mm!!
28 octobre 2007
Le jour le plus long
quelle ironie que ça tombe aujourd'hui qu'il aie dû aller sauver le monde dans son habit de super héros. parti en matinée, il ne rentrera que tard cette nuit.
comme si je ne m'ennuyais pas assez quand il est pas là, ne sortant pas, la journée ne passe pas. on dirait qu'il est plus tard d'une heure et pourtant non. je hais les changements d'heure!
Décalage horaire
quand j'étais gosse j'adorais le changement d'heure. je crois que je l'attendais avec autant d'impatience que le père noël. c'était pour moi un grand événement national dont il fallait être fière. oui quand j'étais petite j'étais si patriote que je voulais me marier avec vge que je trouvais au summum du charisme pour un homme. j'ai d'ailleurs beaucoup pleuré quand mitterand est passé au pouvoir, de grosses larmes puisque je ne serai plus présidente de la république et que mon futur mari avait été détrôné. je vous rassure depuis mes critères de beauté ont beaucoup changé et je suis amoureuse de thierry beccaro.
très vite, je me suis rendue compte que le passage à l'heure d'hiver ou d'été n'avait rien de surnaturel, ni de magique. qu'en fait ça te foutait un bronx d'enfer dans ton rythme naturel et que ça foutait un mal de crâne d'au moins une semaine. parce qu'à chaque changement d'heure, chaque fois que je regardais ma montre, je me disais "ha 10h57, là en vrai il est 11h57". ça n'en finissait plus je devenais dingue. un jour j'ai même calculé s'il valait mieux que je meurs en heure d'hiver ou d'été pour avoir vécu une heure de plus, ou pas. ensuite j'ai découvert la masturbation et j'ai arrêté de réfléchir. depuis je suis une bimbo, j'ai pas de cerveau mais je suis une déesse au lit (ou ailleurs, je suis pas sectaire).
j'ai fini par me dire que ça n'était qu'un séisme de plus parmi tous ceux que j'infligeais à mon corps et que je n'avais qu'à prendre mon mal en patience, vivre une heure de moins ou de plus comme si de rien n'était, selon la saison. ça a marché assez bien, sauf l'année dernière. parce qu'il passait ce moment dans les bras d'une autre et que cette heure de plus offerte par le temps universel me rendait d'une jalousie intolérable. j'y ai vu comme un complot des astres et autres conneries de fille qui n'a plus de haagen-dasz macadamia nut brittle à s'enfiler. d'ailleurs c'est là que j'ai renversé la tendance en proposant "et si on devenait exclusifs?".
forcément cette année, on allait pas m'avoir comme un lapin de 6 semaines et cette heure en plus j'allais en faire un truc de ouf que tout notre vie on s'en souviendrait. le tout était de définir quelle heure est de plus. comme j'ai pas réussi à me mettre d'accord avec moi-même j'ai décidé de suivre le moov' et de me dire que hop à 3h il serait 2h et que c'est là que ça allait être du feu de zeus.
nous dormions profondément, emmitouflés sous la couette dans la chambre mansardée où il pèle sa race et puis j'ai fait ce cauchemar (oui, encore) qui m'a faite hurler en tapant des pieds et des poings. alors il m'a réveillée, a tenté de me tenir dans ses bras et a dit:
- qu'est-ce qu'il y a mon béb'?
- j'ai fait un cauchemar
- raconte moi
- t'étais nu dans les rosiers avec isabelle!
- c'est pas un cauchemar ça
en m'entendant dire ça, j'ai réalisé tout de suite que j'avais l'air très con et qu'aucune des menaces qui pesaient sur moi lors de ce rêve n'était passée par mes mots. c'était pourtant simple comme situation, je sortais le chien et tombait sur lui, nu dans les rosiers avec isabelle (ha! tu vois!) habillée en cyrillus que je suppose que ça lui irait pas du tout. en voyant la scène, plutôt que de sortir la phrase qui me trottait à l'esprit à ce moment là "t'as vu mon chien, ton père est en train de faire la pute pour les vieilles", je suis rentrée dans une colère féminine folle, un truc que je ne pouvais pas contrôler. je devenais hystérique en me rendant compte de la débilité de ma réaction, ne pouvant rien y faire. je tentais de le gifler à plusieurs reprises mais ma main était comme ralentie par je ne sais quel phénomène et je frisais plus le ridicule qu'autre chose. dans un rire démoniaque il me le faisait remarquer devant elle droite comme un i dans ses plates-bandes certainement à se dire que je n'étais qu'une pauvre fille. finalement je me mettais à pleurer accablée que tout se joue contre moi. pour me rassurer il me disait d'une voix de reproches "c'est pas la peine de t'énerver pour ça, regarde, je bande même pas en plus".
c'est là que j'ai crié en tapant et quand j'ai regardé l'heure j'ai vu 3h38, donc 2h38 hop! j'ai fait barrage pour ne pas refermer les yeux avant longtemps, en ce moment mes rêves reprennent toujours là où il se sont arrêtés. j'ai préféré éviter. au final, j'aurais dû dormir 1h de plus mais je suis restée éveillée au moins 3h. ça fait que finalement quelle heure il est?
25 octobre 2007
Jeux de guerre
j'ai envie de poser des mines un peu partout là où les cons me font chier. j'ai déjà un peu commencé d'ailleurs sur le forum, pas celui qui s'est fait hacké non celui-là est mort et je me gausse joyeusement en médisant à haute voix (un hacker qui te prévient qu'il va te choper ton site, si tu te protèges pas c'est que t'es un peu gland). nan, du coup on a été parachutés sur un autre forum et là j'ouvre un peu ma gueule, je laisse sortir mon venin. j'suis obligée sinon c'est moi qui vais m'auto-empoisonner. je montre du doigt ce gros con d'admin, tu sais celui qui m'a faite flancher la semaine dernière quand j'ai revu sa face d'endive. je suis repartie dans une guerre perpétuelle du moi contre tous, du moi contre toutes.
j'ai ces pulsions de dire les choses qui pourraient faire des mini-scandales, pas longtemps, juste le temps de faire redescendre mon petit sourire victorieux d'avoir un peu piétiné les jolies plates bandes fleuries que l'autre s'efforce d'aménager pour faire croire qu'elle est intelligente et drôle. j'ai cette envie de dire ce que j'ai vu et que les autres ne savent pas, pour montrer les vrais visages. j'ai ce besoin de me définir méchante et mauvaise puisque je le suis, la plupart du temps.
je voudrais poser des bombes sur des blogs où je lis des trucs qui me font doucement rigoler. envoyer des pics juste pour dire à machine ou bidule que son jeu est d'une limpidité exemplaire, que je rigole doucement. dire d'autres vérités à truc pas par méchanceté gratuite mais parce que je les pense. parce que cette part de méchanceté, de combat et de coups bas c'est aussi moi.
certainement même que je prendrais mon pied, cette satisfaction d'avoir appuyé mon doigt sur un truc tout moisi et de dire "haaa regardeeeez caca làààààà". montrer la merde chez les autres c'est aussi cacher la mienne.
mais je ne le fais pas. parce qu'il m'en empêche, parce que certainement que ça ne me rassasierait pas tant que ça, parce qu'au final ça ne sert à rien. d'ailleurs je ne suis pas sûre que je pourrais assumer la mauvaise personne qui se réveille en moi. peut-être même que le retour de bâton serait encore plus fort.
alors je ne dis rien, je bous intérieurement et quand je survole ces endroits, le clavier me brûle les doigts.
Pub Orangina rouge
envoyé par bichtri
23 octobre 2007
La Shadock
j'le dis? j'le dis que j'ai été montée en kit à l'envers, qu'ils ont inversé des pièces forcément pour je fonctionne de la sorte? allez j'le dis! j'ai été montée en kit à l'envers, ils ont inversé des pièces forcément pour je fonctionne de la sorte.
bein ouais, parce que déjà je suis redescendue bien plus vite que je pensais de mon ouikaine sur mon nuage de coton parfumé aux huiles essentielles. il est retourné bosser, forcément faut bien que quelqu'un s'y colle, y a pas photo et puis moi j'ai repris mes journées à traquer le bordel bien ambiant de la maison sans pouvoir vraiment y rémédier vu qu'il ne s'agit presque pas du mien. parrallèlement, mes bulles d'air de la toile se ferment à moi, le forum (bleu qu'a pas toujours été bleu bla bla bla) sur lequel j'ai pris l'habitude depuis 3 ans de déverser ma connerie vient de me fermer ses portes pour un bug informatique (ou l'acharnement d'un hacker c'est à voir) et ça me fait beaucoup trop mal pour que ça soit anodin. je n'en ai pas de tremblements comme la fois où ma connexion est tombée en carafe et que je squattais chez ma mère pour avoir ma dose de communication, mais je sens bien cette boule bien plantée au fond de ma gorge comme si j'avais mal avalé ma tartine de miel ce matin. et je les sens aussi mes larmes, allongées juste au bord, prêtes à jaillir au moindre truc de plus.
il m'en faut toujours si peu pour redégringoler. je suis de ces filles qui veulent la perfection tout le temps, qui refusent de se contenter du médiocre, de l'à-peu-près. je veux tellement que je crois toujours que je n'ai rien.
je lis des blogs, des mots et des attentions qui me retournent les talons je ne sais pas bien pourquoi, enfin si mais pas complètement. je garde mon calme face à des gens qui me flanquent des réactions épidermiques. je n'espère plus de boulot dans ma branche, je me suis motivée à passer dans un autre monde qui peut-être m'ouvrira plus grand ses bras pour me faire vendre des chaussures en peau de bébé skaï debout toute la journée. je sais même où je préfèrerais bosser puisque comme ça je pourrais remplir mes placards, d'ailleurs je vais même me mettre sur mon 31 pour aller postuler chez orcanta dans le rayon chantal thomass ou dans la boutique de sextoys chic de la région.
et puis le téléphone sonne, je sais que c'est une boite d'intérim je reconnais le numéro (j'ai cette faculté à retenir les chiffres comme les dates de naissance ou d'événements ou de numéros de téléphone, malheureusement ça n'aide pas du tout pour gagner au loto. le souci c'est quand je me souviens d'une date et que je ne sais plus à quoi elle correspond!) et elle m'annonce ce que je n'attendais pas: l'entretien avec l'armée d'espagnols a bien porté ses fruits, ils ont besoin d'une nouvelle personne, ils voudraient me revoir. ha.
j'ai dit oui avec une grande hésitation dans la voix, je n'aime décidément pas les virages à 180° sans poignée pour me tenir. j'ai dit oui puisque là il ne s'agit plus de choisir. j'ai dit oui mais je pensais non. parce que j'étais partie dans une autre motivation.
22 octobre 2007
Le baume au coeur
en plus de tous vos encouragements écrits ou oraux, des inédits musicaux partagés, des mots dynamiques de la sexy fille aux yeux de chats des chômeurs anonymes, de tout ce qui ne va pas si mal, mon alien redouble d'efforts pour me remonter du bas de ma pente. il a pris son harnais et ne me lâche plus la main.
de petits riens, de balades au soleil, de cours de cerf-volant à la plage, de mots tendres, d'attentions, de vérités comme je l'avais demandé, d'aide à la rédaction de lettres de motivation, de sourires, de baisers, de batailles d'oreillers sans oreiller et de douceur dans sa voix.
ce matin je suis requinquée, prête à aller me vendre dans une boutique plutôt que de rester à larmoyer. j'échaffaude des plans, je récite mon introduction, je parfais mon sourire. je tente de laisser au placard les regrets de la semaine dernière, les mots restés en l'air, les émotions post-concertales volées par la retombée trop brutale et je me raccroche à ce parfait amoureux qui nous enveloppe. et surtout je me force à pas penser que c'est trop beau pour durer (nan parce que bon faudrait pas non plus que d'un coup ça devienne le pays de candy dans ma cabeza).
21 octobre 2007
Les deux font la paire
franch'ment des fois, on est pas aidés. sur la plage cet après-midi, tous les gens qui avaient leur chien en balade ne les tenaient pas en laisse. pas besoin, ils sifflaient leur lassie et hop au pied ma belle, bien bien, couchée. vas-y que j'te lance la bâton dans l'eau que tu me le ramènes délicatement sans même m'en jeter une goutte, que tu t'balades au pied et tout c'qui donne envie d'avoir un chien.
évidement nous on est flanqués de rantanplan. à peine on est arrivés sur le sable fin que mademoiselle a tiré de toutes ses forces. après une bataille qu'elle a gagné, nous nous sommes installés et on a déplié les cerf-volants. bien intentionné, mon alien me dit "vas-y détache la, ça va aller". je le mets en garde que ce chien est complètement possédé par le diable mais que surtout il est con, il me dit que non. ok, soit, va ma grande, j'te lâche. c'est là qu'elle s'est mise à courir comme laura dans le générique de la p'tite maison dans la prairire, loin loin loin sans regarder derrière elle si on y était. moi oui j'essayais d'y être derrière elle. je courais le plus vite que je pouvais (donc pas très vite en fait) et je hurlais pour qu'elle m'entende. rien à faire, vas-y que j'suis libre et que j'fais que des conneries, je trace tout droit. à un moment quand même elle s'est arrêtée pour jouer avec un chiot et c'est là que j'ai pu la saisir par le collier et la ramener à notre campement, l'air bien con devant tout le monde.
sauf que ça nous a vite soulés ce p'tit jeu, alors mon alien qu'est le bruce willis de la débrouille (mwahahahaha), il a choppé un tronc de pin et il y a accroché belzébutch. ce qu'on avait pas prévu c'est que ce chien était totalement débile comme personne avait jamais vu avant. elle s'est tirée avec le tronc à travers la plage mais heureusement elle courait déjà beaucoup moins vite (mais toujours plus que moi). au bout d'un moment, tirer le double de son poids a dû la crever et elle a daigné consentir à nous écouter de rester assis-couché-pas bouger.
une fois rentrée dans la voiture, j'peux te dire qu'elle a pas moufté, qu'elle s'est couchée et qu'elle a ronqué. on se croyait sortis d'affaire quand nous sommes arrivés à la maison et avons trouvé le chat le nez dans la cocotte (que j'avais laissée avec le couvercle) en train de se baffrer les paupiettes pour ce soir.
19 octobre 2007
Aller-retour
je savais que quand il se passe un truc bien dans la vie c'est toujours suivi d'une méga claque, la méga redescente pour te faire payer le prix, surtout en amour (haaa culture judéo-chrétienne quand tu nous tiens).
mais ce que je ne savais pas jusque là c'est que quand tu te prenais déjà une bonne claque, pouvait s'en suivre une autre du revers de la main, là où les grosses pierres dépassent et te laissent une grosse griffure sur la peau de ta joue meurtrie.
"mademoiselle,
vous avez présenté une demande en vue d'obtenir, à titre gracieux, une atténuation de l'imposition 2006. malgré un examen attentif de votre dossier, il ne m'a pas paru possible de réserver un accueil favorable à votre demande.
veuillez bla bla bla..."
donc en plus d'être sous la terre, j'ai une corde autour du cou et une lame dans les veines.
18 octobre 2007
La gifle
je voulais vous raconter comment c'était bien de monter à l'arrache à paris avec mon frère en voiture, à écouter du vieux patrick et du vieux jean-jacques en mangeant des carambars dégueux à la barbapapa. je voulais aussi vous dire combien c'était étrange de me retrouver chez moi, errant de squatt en squatt avec mon baluchon au dos, combien c'était bon de revoir ces amis et cette famille que je ne vois plus assez, combien ce concert de prohom était rock hier soir (ayai! on a retrouvé prohom, ayai! c'était tout simplement fort et bon et tendre et chou et dur et miel et doux et magique).
je voulais aussi vous raconter comment j'avais, à l'aide d'un dessous pigeonnant, remonté mes seins bien en avant sous mon menton, mis du rose à mes lèvres et noirci mes yeux. combien j'avais calculé ma tenue pour être jolie en toute simplicité et combien j'avais la chance d'être accompagnée hier soir par la personne qui comprend le mieux au monde mes émotions de fille. je voulais vous raconter combien j'étais résolument fille à vouloir narguer ce con qui m'a jetée, le toiser et me sentir forte face à lui, comme s'il était la merde de la mouche qui mange la merde. j'aurais même voulu vous le dire qu'en fait j'ai complètement flanché, que j'ai éprouvé une sorte de douceur, de tendresse et de regret de ne pas avoir été leur parler et à quel point ça m'a suffisament perturbée pour ne presque pas fermer l'oeil de la nuit et dans le train du retour (le tout, un jour de grève, est d'avoir quelqu'un dans la place pour savoir quel train va rouler et accessoirement d'avoir un billet pour t'éviter une amende).
j'aurais voulu tout ça avec de l'humour, de la sincérité, du sexe et des cascades mais entre temps j'ai reçu ce courrier.
mademoiselle,
votre nouvelles demande d'allocation d'aide au retour à l'emploi n'a pas pu recevoir de suite favorable.
en effet, la commission paritaire de l'assédic a examiné les pièces que vous avez fournies pour justifier de vos démarches et a estimé que vos efforts de reclassement ne sont pas suffisants pour vous attribuer des allocations de chômage.
veuillez agréer bla bla bla
alors là d'un coup j'ai juste envie de me coucher sous une tonne de terre et de jamais en ressortir. parce que la redescente est un peu brute et la sanction sévère. j'en aurais presque des élans de droite.
