Je déteste l'espoir

Il m'a toujours vomie, il m'a toujours fait boire, m'a toujours endormie

29 décembre 2007

Comptes de Noël

1
c'est le nombre d'orgasme culinaire que j'ai eu durant cette période de début de fêtes. même si tout ce que j'ai mangé était délicieux, je dois admettre que la bûche aux 3 chocolats de mon p'tit frère max, quand t'attaques la toute petite partie crème pâtissière au chocolat blanc, te procure un truc dans la bouche et jusque dans les pieds que jamais tu n'as ressentis avant. mon frère pâtissier est, vous serez d'accord, indéniablement, mon préféré.

2
c'est le nombre de vomis tout secs que l'on a retrouvé dans la maison en rentrant après avoir laissé baghera seule pendant 3 jours. C'est aussi le nombre d'assiettes que baghera, toujours, a cassé hier en les léchant trop assidument depuis le rebord de la table.

4
c'est le nombre de fois où je me suis retenue de rentrer dans le lard des cuissots de ma soeur aînée sab.

on se pointe chez elle le premier soir pour boire l'apéro et je vois un calendrier de l'avent "made in elle" avec des fenêtres ouvertes et forcément presque toutes vides vu qu'on était le 22. je lui lance en rigolant que son calendrier est nul vu qu'il est tout vide, que c'est l'arnaque. en fait elle avait dû oublier sa jugeotte ou son sens de l'humour dans sa culotte de la veille parce qu'elle m'a répondu avec ses sourcils en pointe "mais t'es conne! tu sais c'que c'est un calendrier de l'avent?". là j'ai rien dit, j'ai rigolé sous cape, enfin sous anorak plutôt vu la température ambiante, et j'ai pensé que oui je savais ce que c'était tête de bite vu que j'en ai moi-même fait un cochon pour mon mec.

la 2ème fois c'est quand mon père a constaté qu'elle était partie aux chiottes en plein repas alors qu'on en était pas au débarrassage parce que quand elle était gosse elle était spécialiste pour s'enfuir chier, ou surtout faire semblant, dès qu'il fallait ranger la table. en souvenir du bon vieux temps, on rigole mais là elle nous sort un "ouais bein j'pense qu'on peut pas dire ça vu tout c'que j'ai fait hein" comme si max s'était pas coltiné 2 jours de préparation de bûches et lou 3h à faire rôtir les oies ou encore moi à débarrasser entre chaque plat.

la 3ème, c'est quand on a appris que mon frère lou venait accompagné et qu'on avait pas de cadeaux pour sa copine et que je me suis sentie mal. elle m'a rétorquée, avec ses joues rouges qui montrent qu'elle est bien énervée depuis longtemps et qu'elle attend au moins depuis des mois pour balancer son truc, qu'elle avait aucun scrupule étant donné le nombre de fois où mon frère était venu les mains vides. encore en oubliant que 2 oies ou 1 dinde, pas élevées en batterie, ça coûte un peu la peau du boul' et qu'en plus tu rajoutes ça au prix de traverser la france pour venir. là encore j'ai rien dit, mais putaing bordel ce que je l'ai trouvée injuste. elle, elle se ramène à 6 avec un bloc de foie gras et elle estime qu'elle a fait sa part quand un vient à 2 avec 2 oies énoooormes du bout du monde? connasse!

et la 4ème c'est quand, armée de ma superbe casserole en cuivre (offerte par max forcément) pour que je ne râte plus mon caramel pour ma tarte tatin, de bouteilles de vins, de plaques de stickers géants moches et autres multitudes de cadeaux, j'ai essayé de remplir juste 2 sacs de voyages en pestant que quand même on allait se galérer on était en train. j'ai entendu du fond de la table de 10m de long (bah c'est à dire qu'on était un peu nombreux) "la prochaine fois on t'offrira rien hein" suivi d'un grand éclat de rire. à ce moment là j'ai pensé "putain mais en fait y en a qu'une que j'ai dans l'nez et c'est toujours la même bordel je vais lui rentrer dedans à un moment" parce que j'aurais bien voulu la voir à ma place elle qui se noit toujours dans un verre d'eau et puis je n'ai rien fait. je me suis dit, très lâchement, que je crierais peut-être des rancoeurs sorties de trop loin alors j'ai préféré l'ignorer et ce chaque fois qu'ensuite elle a ouvert la bouche. du coup elle s'est pris des grands vents.

5
c'est le nombre de cadeaux que j'aurais préféré ne pas recevoir. à commencer par la balance de cuisine que m'a offerte ma mère. ma soeur sab (encore elle) m'en avait offert une pas pratique du tout, qui pesait jusqu'à 2kg (et je mets rarement 2kg de beurre dans un gâteau), avait les petits grammages quasi-invisibles et en plus était conne à mort pour remettre à zéro. je m'en servais mais je piquais toujours des crises de nerfs quand je cuisinais. je m'étais efforcée de la casser pas trop vite pour pas faire ma pourrie gâtée mais quand j'ai déménagé j'ai estimé qu'elle ne supporterait pas le voyage et je l'ai jetée. manque de pot ma mère vient de m'offrir exactement la même! je suis dégoûtée. je ne peux décemment pas la ranger dans le sac à cadeaux que je ré-offrirais l'année prochaine à quelqu'un, c'est très bizarre d'offrir une balance de cuisine à quelqu'un comme ça, sans qu'il ait rien demandé. tant pis je ferais des gâteaux gras et pi voilà.

ma soeur lau m'a offert des stickers sur une plaque géante. outre le fait que ça n'a pas été très pratique à transporter en tgv avec le chien, les sacs et les sandwiches au foie gras et à la bûche orgasmique (attends hé j'perds jamais l'nord moi hein), les stickers ne me plaisent pas. pas la peine de les prendre en photo, vous les connaissez tous, ce sont les affreux coquelicots géants rouges que vous avez déjà dû apercevoir chez valérie "je peinds tout en rouge" damidot (c)grrrumly ou alors chez casto! bref, on a pas bien le choix que de les coller étant donné que ma soeur passera probablement nous rendre visite avant d'aller étudier un an en californie.

mon père m'a offert, lui, des tasses avec des vaches dessinées dessus. mon père un jour il a imprimé que j'aimais les vaches parce que j'ai collé des gros autocollants de vache sur mon frigo. du coup hop il voit un truc en vaches, il pense à moi. sauf que mon père en fait, comme finalement beaucoup de gens, n'a pas compris que ce ne sont pas les vaches que j'aime, mais le côté un peu humoristique d'un objet. par exemple, là mon mec m'a offert sous la contrainte un sac avec une lanière en tuyau de douche et qui se ferme par un bouche-évier sur une grille d'évacuation (jvous assure c'est canon) et c'est pas pour ça que j'aime la plomberie. non! c'est parce que je trouve ça o-ri-gi-nal. tout ce qui est décalé ne me plait pas, il faut qu'il y ait un sens. et ça on dirait qu'il n'y a que moi qui le comprend! bref, du coup nous voilà avec 4 tasses que je compte laisser trainer sur le rebord de la table remplie de sauce au boeuf pour que baghera s'acharne dessus à les foutre par terre!

enfin, ma tante m'a ramené d'allemagne un truc que quand elle a vu elle a pensé à moi. ha. alors c'est un porte-manteaux ou alors un accroche-clef j'ai pas bien pigé, en fonte, avec une tête de vache (tiens tiens...) ou de chèvre j'ai pas bien reconnu et il parait que ça me plaira. certes, certes... pas vraiment en fait. mais j'ai dit "ho merci" avec un tel sourire que la prochaine fois qu'elle verra un truc moche elle pensera encore que ça me plaira. bref, je suis pas prête de m'en sortir. heureusement quand j'ai ouvert le paquet j'ai vu qu'il était cassé, alors j'ai pris un air désolé et j'ai dit "hoooo". malheureusement elle en avait un deuxième qu'elle m'a aussi refilé en me disant de garder le premier.
(si tu comptes ça fait 4 mais vu que j'ai eu 2 porte-manteaux-accroche-clefs en chèvre-vache ça fait 5)

5
c'est aussi le nombre de pétasses malades qui m'a accompagnée un soir de sortie citadine dans le froid parisien. même si tout le monde était un peu anéanti par "qu'est-ce que j'vais offrir à papa?" ou "est-ce qu'il va m'envoyer un texto pour me dire qu'il a envie de moi?" ou bien "bordel j'ai froid y a un courant d'air", c'était un moment très agréable que de voir ces petites frimousses devenues lointaines et les conneries étaient au rendez-vous comme si on s'était quittées la veille.

6
c'est le nombre de chiens qu'il y avait chez mon père pour noël. mon père cet homme allergique aux animaux dans le caractère mais surtout dans la santé, les yeux rouges et le nez bouché. mon boudin s'est retrouvé le plus petit mais pas le moins costaud au milieu d'une dogue argentine, d'une bergère allemande, d'une sharpei, d'une labrador staf et d'un truc coiffé en balai brosse qui sert à la chasse à mon frère. ma soeur sab (tiens? encore toi?) ne supporte pas les chiens et en a refilé la frousse à ses gosses mais elle n'a pas râlé longtemps vu qu'elle ne faisait encore pas l'unanimité (je sais pas pourquoi mais cette soeur là, tout le monde l'a dans le nez).

104,30
c'est la somme totale en euros que j'ai dépensé en 18 cadeaux de noël cette année. si tu calcules ça fait moins de 10 euros le cadeau parce que je me dis que quitte à pas faire plaisir autant que ça me ruine pas. et en plus, étrangement tout le monde a aimé son slip calvin klein que j'avais payé 2 euros chaque! bon je dois l'avouer, n'est pas comptabilisé le cadeau de l'alien étant donné que... je ne lui en ai pas fait. hé oui, on s'est dit qu'on attendrait les soldes. on est pas à 3 semaines. et puis un cadeau il en a tous les jours depuis que je vis avec lui.

147
c'est le nombre de fois où j'ai crié "aïe" en tendant mon bras gauche pour attraper un truc. tout ça parce que je m'étais coincé un nerf en testant l'âge de mon physique à la wii. je préfère ne pas vous révéler quel âge m'a donné la machine, j'ai un peu honte (même si je m'y attendais).

150
c'est le nombre de kilos que faisait mon sac quand je suis descendue de paris vers la banlieue en métro et RER, chargée jusqu'à la tête, le chien dans les bras qui avait peur des valises à roulettes et le dos en eau.

180
c'est le nombre de degrés que j'ai plaqué sur mes cheveux, qui fumaient, avec les plaques lissantes de l'ex ex de mon frère (normalement une ex ex ça finit par devenir une future ex puis une ex tout court) mais que j'avais trop une tête de bombasse même avec mon pas carré pas plongeant, un peu genre shannen doherty quand elle fait son jogging pour aller dragouiller le dylan. et ce qu'il y a de mieux, c'est que je vais pouvoir le faire dès que je voudrais parce que l'ex ex de mon frère, celle qui porte le même prénom que moi, bein elle me les a filées ses plaques! je vais enfin pouvoir aller faire mon jogging!

infini
c'est tout le bonheur que j'ai ressenti à être chez mon père avec la smala comme avant. dormir là-bas dans nos anciennes chambres, jouer comme des gamins et se marrer comme des bossus.
c'est aussi les larmes que j'ai réussi à retenir quand j'ai dit au revoir à max et mon père sur le quai de la gare. partir m'a fait bizarre, j'étais si bien.

246
c'est le nombre de minutes que tu viens de perdre à lire ce post inutile (comme chaque fois) mais, grâce à moi, tu as maintenant la combinaison gagnante pour remplir ta grille de la super méga cagnotte du loto du 31. j'suis sympa hein?

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27 décembre 2007

Moteur... Action!

il y a genre 2 ans, je voulais un camescope et pour une fois j'avais réussi à mettre un peu de sous de côté. manque de pot (ou pas), à cette période où je comptais me faire super plaisir pour mon anniversaire, j'ai croisé le boudin de chien et j'ai craqué mes économies pour l'avoir rien qu'à moi et qu'elle me sauve la vie. depuis j'ai beau regarder par le viseur arrière voir si je filme kekchose, je me rends bien compte que je n'ai pas investi dans ce que je pensais.

alors j'ai bien mis de côté les quelques euros en bon cadeaux que m'ont offerts mes collègues quand je suis partie et aussi ceux de ma soeur pour mon anniversaire. et avec la petite somme rondelette que je me force à ne pas dépenser en saisons de friends, j'ai maintenant de quoi m'acheter une demie caméra.

vous m'direz qu'avec une demie-caméra j'irai pas plus loin qu'en essayant de filmer au travers de mon boudin de chien et vous aurez raison. mais je vous dirai aussi que depuis que je suis deux, je peux envisager l'acquisition des choses au nom du couple (beeeeuaaark pardon je m'y fais pas au mot, à la chose oui mais pas au mot) et c'est pourquoi j'ai proposé qu'on achète une caméra à deux pour faire des p'tites vidéos avec des p'tits scénarios (non pas ceux-là kundun), partir à l'aventure dans la forêt pour filmer des sorcières la nuit et faire des clips des chansons qu'on aime bien. sauf que l'homme, ayant toujours raison sur le claquage de fric, a sentencé "on en fera rien, ça sert à rien". alors je suis repartie toute penaude avec mon idée avortée et j'ai cherché un moyen de le convaincre.

et je crois que j'y suis arrivée.


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21 décembre 2007

Toute ressemblance avec ne serait que pure

Alcibiade avait un chien remarquable par sa taille et par sa beauté, et qui lui avait coûté soixante-dix mines; il lui fit couper la queue, qui était son plus bel ornement: ses amis lui en firent des reproches, et lui rapportèrent que cette action était généralement blâmée, et faisait mal parler de lui. "Voilà précisément ce que je demandais, leur dit Alcibiade en riant. Tant que les Athéniens s'entretiendront de cela, ils ne diront rien de pis sur mon compte"

tu vois c'que j'veux dire?

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13 décembre 2007

Paris perdu

je ne m'étais pas vraiment posé la question trop avant de partir. j'avais tellement envie de vivre avec lui et j'en pouvais tellement plus de paris, que c'était une évidence. la vie tout près de sa peau, de sa bouche ça allait être doux, des promesses de matins ensoleillés même sous la pluie et le gel, des journées légères et douillettes. depuis 6 mois je vis dans une sorte de cocon total, si ce n'est les petits attentats que je subis par des souvenirs trop présents et cette situation de dépendance qui vient finalement de prendre fin.

hier j'ai passé l'après-midi chez une fille qui m'a conquise dès qu'elle a ouvert la porte. un truc partagé entre la subjugation, le bien-être et l'intimidation aussi. son style, son appartement, ses mots, son sourire, tout m'a plongée dans une sorte de bulle à part. je n'habitais plus nulle part, je n'étais plus en attente d'embaucher dans une ville que je ne connais pas, je n'étais que moi. bien. un moment comme je n'ai pas eu depuis longtemps proche de mon nouveau chez moi, sans lui.

quand je suis repartie, j'ai marché un peu dans les rues éclairées de noël et de paquets scintillants. il faisait froid mais sec, je n'avais pas envie de rentrer. je voulais entendre des moteurs, toucher du bitume, flâner dans les boutiques surpeuplées, craquer pour une paire de bottes que je me suis trouvé toutes les raisons du monde de laisser dans leur boite, taper un code d'entrée, pousser un porte cochère, relever le courrier, prendre l'ascenceur et entrer dans mon appartement chaud.

j'aurais passé ma soirée comme avant, seule mais bien, parce que ça m'arrivait aussi. je me serais couchée avec marie-jeanne probablement. mon appartement avait des allures de fille avec ses guirlandes rouges et ses magnets violets. dans cet univers qui n'aurait été que mon reflet.

paris me manque, mes amis, ma famille, ma vie d'avant. parce que le fait de trouver un boulot marque définitivement mon départ, mon déracinement. parce que j'ai dû dire non à des choses que j'aimais pour quelqu'un que j'aimais forcément plus encore et qu'en avoir conscience des fois rend un peu triste. au point par moments de ne plus savoir qui je suis.

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12 décembre 2007

Oui maîtresse

souvenez-vous, au début de la starak, cette chère armande (dont mon mec a quelques vieux 33 tours sur l'étagère de sa grotte, si si!) apprenait à ces espèce de neujs en désir de devenir de vrais artistes à la sardou comment on articulait bien avec sa bouche et son ventre pour bien sortir les sons qu'il faut et qu'ils soient bien audibles. moi ce matin je vais faire pareil mais pour l'écrit. parce que je n'en peux plus de voir des trucs écrits n'importe comment. ça commence à me hérisser le poil pubien de voir comment beaucoup de personnes ne savent pas retranscrire l'oral à l'écrit et j'en suis même à diviser le monde en 2 catégories: ceux qui sont parfaits de ce côté-là et les autres cons!

donc je m'explique. quand tu veux envoyer un bisou par écrit à quelqu'un, un bisou long qui dure toute ta vie d'hystérique tu marques pas "bisousssssssssssssssssssssssss" parce que ça rime à rien mais plutôt "bisooouuus". tu vois la différence? ce sont les voyelles qu'il faut accentuer à l'écrit pour pas passer pour un trop con quand tu veux faire dans le style parlé!
en bref, si tu appelles bernard pour lui dire de passer à table, tu n'écris pas "bernarddddddddddddddd, à tabbbbbbbble" parce que va essayer de le prononcer ça tête d'ail avec tes consonnes à répétition. non tu écris "bernaaaaaaaaaaaaaaaard, à taaaaaaaaaaaaaaaaaableuh". là tout de suite c'est vach'ment mieux. tu comprends un peu la cohérence? voilà, tapuka.

d'ailleurs, j'ai remarqué que la plupart des gens qui font ça utilisent aussi très mal la ponctuation (et même que quand il s'agit de filles, pour le peu que je les connaisse, ce sont toutes des gamines allumeuses petite princesses qui font des hihihihi pour émoustiller le mâle et se prendre un p'tit coup entre les fesses en tout bien tout honneur). alors voilà la règle elle est simple.

tu mets un espace derrière chaque signe de ponctuation. chaque! aucune exception! donc pas la peine de coller ta nouvelle phrase de fausse midinette quarantenaire à une ribambelle de points de suspension qui vont par 3 et pas plus (sinon tu passes pour une hystérique frustrée du vagin et crois-moi ça nuit à ton image), tu mets un espace après chaque signe!

pour ce qui est de l'espace avant c'est très simple là encore. chaque signe simple (point ou virgule) n'est devancé de rien d'autre qu'un mot.

par contre les signes composés (points d'interrogation, d'exclamation, deux points, point-virgule, etc...) [tu notes au passage comment j'organise mes mots avec la ponctuation ou tu rêvasses à ton sapin de noel qui pue le naturel synthétique parce que t'as acheté une bombe pour faire genre t'es super classe d'en avoir acheté un vrai?], dans l'écriture française, sont toujours devancés d'un espace. le souci, et à mon avis c'est là que tu t'y perds si tant est que t'aies fait gaffe un jour, c'est que dans la communication anglo-saxonne et amerloque, ils ne mettent pas d'espace avant les signes composés. et comme les règles tendent à se standardiser tu peux faire un peu ce que tu veux. le tout étant de le faire d'une manière cohérente et pas au p'tit bonheur la chance quand t'y penses!

en ce qui concerne les parenthèses, tu vas être un peu perdu, c'est normal, c'est comme la différence entre la conjugaison de l'auxiliaire être et l'auxiliaire avoir: pas logique avec ce qui précède. mais je t'ai trouvé un moyen infaillible pour que tu t'en souviennes. les parenthèses (comme les crochets) à l'intérieur elles ont jamais d'espaces! jamais! un peu comme si elles se resserraient sur les mots qui sont dans son ventre pour leur tenir chaud et les protéger.

et normalement, chaque nouvelle phrase doit se commencer par une majuscule mais là j'te dis rien, moi-même je le fais pas (et si je t'explique que c'est pour avoir un style visuel et graphique que tous mes blogs se ressemblent, tu me croiras pas).

voilà. parce que merde! c'est pas parce que les outils d'écriture se démocratisent qu'il faut en faire n'importe quoi!

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11 décembre 2007

Independence Day

j'ai mis mon habit porte-bonheur, mon string chantal thomass qui est si confortable que j'ai l'impression d'avoir le cul à l'air, le soutif qui me tient les seins sans me donner des allures de bimbo écervelée, mes uniques chaussures de travail dont les pointes commencent à piquer du nez, coordonné mes paupières à l'ensemble et parfait mon sourire d'un orgasme matinal très agréable.

l'homme m'a déposée juste devant pour que je n'attrape pas froid dans les transports et m'a attendue. le baiser qui nous a fait partagé mon rose à lèvres a sûrement servi de porte-bonheur, maintenant c'est évident!

j'étais assise dans ce grand bureau haut de plafond à sourire radieusement, les doigts entremêlés sur mes genoux, bien droite comme la justice et il m'a dit "pour nous c'est bon, est-ce que vous voulez de ce poste?"

bordel de merde oui que je le veux monsieur qu'est pas mal du tout voire même assez agréable à regarder. carrément que je le veux, c'est le poste parfait t'en as conscience??? alors j'ai dit "oui" dans un grand sourire mes yeux plantés dans les siens, sûrement comme probablement si je devais dire "je le veux" sur l'autel devant le dieu tout puissant. et tout à l'intérieur de moi j'ai senti tous mes os danser la polka, s'en claquer cinq et boire des culs-secs pour fêter ça.

je suis sortie dans la rue en courant à toute vitesse rejoindre l'homme qui trainait les boutiques en m'attendant. il le savait déjà, une sorte de 7ème sens (le 6ème chez lui étant l'instinct de savoir donner des orgasmes). j'ai appelé mes parents en faisant des claquettes.

mardi, je signe le contrat de mon indépendance, de ma possibilité de dire "je t'invite au resto?" ou "tiens regarde je me suis acheté ce petit ensemble tout mignon" ou même encore "je vais faire les courses, non merci j'ai mon chéquier. et depuis qu'il est plus en bois, il est beaucoup plus léger".
et le premier cadeau que je me ferai sera forcément choisi avec soin.

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10 décembre 2007

Montagnes russes

je sors de l'anpe et je suis démoralisée. j'avais pourtant la méga patate en entrant, un ouikaine pure folie dans les veines, ça n'allait être qu'une formalité.

et la frisée mal baisée avec son menton en galoche en face de moi m'explique, pour que je trouve du boulot, qu'il faut que je m'inscrive sur des sites de recherche d'emploi, que je m'inscrive en intérim aussi et que je n'hésite pas à relancer.

nan mais sérieusement elle croit que je fais quoi? que je tricote du poil de lama avec mes gros orteils all day long ou quoi? alors je le lui fais remarquer et j'ai comme l'impression d'y mettre de la mauvaise volonté, que si je n'ai pas encore trouvé c'est que c'est ma faute. je repars forcément énervée dans ma demie-heure de marche qui me ramène à la maison, je rumine, je larmoye un peu même et puis je l'insulte et je lui pisse à la raie à la fille qui connait pas bien la réalité de la situation!

comme je suis encore fatiguée et que je ne fous rien de mes journées, je n'ai aucun scrupule à m'allonger dans le clic-clac de la grotte de l'homme avec mon boudin de chien sous le bras qui me tient chaud au ventre. le portable sonne, je ne connais pas, je ne décroche pas. personne ne me ruinera ma journée plus qu'elle ne l'est déjà. ça laisse un message que j'écoute.

bonjour rocket, nous nous sommes vus lors de votre entretien pour postuler au poste parfait. nous serions intéressés de vous revoir, très intéressés même. pourriez-vous me rappeler pour que nous prenions rendez-vous?

d'un bon j'ai sauté sur mes guiboles, j'ai dansé la polka, j'ai eu les larmes aux yeux aussi parce que ce message m'a tellement fait plaisir et puis j'ai commencé à réviser mon anglais, puisque c'est le domaine dans lequel je ne m'étais pas trouvée bonne la semaine passée.

les émotions d'après, non liées à l'événement n'ont fait que descendre pour remonter. mais je m'en fous, je suis en 2ème semaine pour le poste parfait, j'ai rendez-vous demain et j'emmerde la frisée au menton en galoche, je l'emmerde profond profond profond!

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07 décembre 2007

Concerto pour emmerdeuses

en vrai à l'anpe, comme dans beaucoup de cerveaux français (humains?), ils doivent croire que, comme je suis chômeuse, je me la coule douce le matin, sous la couette, à dormir, parce que je me suis abreuvée de télé toute la nuit en fumant des pétards. je vois que ça comme raison pour me convoquer lundi matin à 8h30. et comme pour bien remuer le couteau dans ma plaie (moi je préfère qu'on me remue aut' chose aut' part mais il semblerait que j'aie pas le choix), ils m'envoient la convocation 2 fois. d'ailleurs la putain de lettre m'annonçant que j'avais pas droit à des allocations je l'avais reçue deux fois aussi. sont mal organisés ou c'est pour ne pas faire d'économies et justifier leur budget?

bref, alors moi j'vais vous l'dire à vous que je dors pas toute la matinée et que je me lève pas à 12h30, le cheveu rebelle (ça, si!) et l'haleine fétide (ça heu...). déjà, je suis réveillée tous les matins, ouikaine compris, par la sonnerie du portable de mon cher et tendre vers 6h et des poils aux pattes et ce, jusqu'à peu près 7h. le temps qu'il comprenne, après une bonne vie de pratique, que c'est son réveil et qu'il faut qu'il se lève. je vous rassure, cette sonnerie n'est que son réveil. les textos ou appels à cette heure ne sont que très rares (et vaut mieux parce que la prochaine fois je décroche et je gueule, je suis chômeuse merde! j'ai le droit de dormir!).

donc une fois qu'il est levé, même si ça me fait un peu chier de quitter son chaud, je souris parce que je peux enfin me mettre en étoile de mer en plein milieu du lit parce que je suis seule! lui, il le fait toute la nuit mais il oublie que je suis là on dirait. un jour c'est sûr je vais me retrouver sur le parquet. sauf que j'ai déployé une technique hors-pair pour qu'il me rattrape: je m'enroule dans la couette ce qui fait que plus j'avance vers le vide, plus je le découvre et il se caille et plus il me rattrape. à la guerre comme à la guerre!

et donc une fois que je suis bien emmitouflée dans mon énorme couette trop lourde que je me demande comment on meurt pas étouffés là-dessous, surtout lors de petites récréations coquines, je me rendors souvent d'un sommeil assez particulier où je fais quasiment toujours des rêves érotiques et je profite! baghera vient se coucher en général, les pattes dans mes cheveux pour en faire de la choucroute (sans chou) en ronronnant comme si je dormais contre un moteur de boeing 747.

seulement voilà, à 8h, alors que l'homme est dans son processus de préparation pire qu'une gonzesse, mais qu'il le fait relativement en silence dans sa grotte, d'un coup le chat en a marre de tricoter du point mousse et d'un bond se lève et entame son refrain favori "
mieeeeou mieeeeeeeeou mieeeeeeeeeeeeoooooouu" jusqu'à ce que mort s'en suive je me lève et lui file à bouffer. en général, je résiste assez longtemps, en lui filant des coups de pattes et en la virant par la porte mais cette salope remonte et recommence jusqu'à ce que j'abdique. là ayai c'est mort, mon rêve érotique en général il est kapout mais je reste encore au chaud parce que je sais que l'homme doit lire aux chiottes et que, comme la position verticale me donne super envie de pisser, va falloir que j'attende.

mais à ce moment là, j'entends des espèces de chouinements plaintifs de la part du boudin de chien qui est en bas de l'escalier de la chambre (quand il essaie pas de monter en se pétant la gueule toutes les 3 marches parce que l'escalier il est tellement raide que quand je suis bourrée je dors en bas dans la chambre d'amis) et qui attend impatiemment que la reine se lève pour avoir enfin droit à son bonbon du matin (bordel quelle idée j'ai eu d'instaurer ce rituel?). à un moment tout ça me gonfle trop et je me lève en râlant que bordel de merde c'est pas possible d'être aussi chiantes bordel que c'est tous les matins pareils que si ça continue j'retourne chez ma mère!

de toutes façons, aucun chômeur ne doit se la couler douce le matin, puisque france 3 a calé la rediff' de plus belle la vie à 8h40. mais même si je voulais, je pourrais pas dormir, le dieu des estomacs des animaux en a décidé autrement!


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les deux salopes! le duo infernal

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04 décembre 2007

Douceur



La tour de pise - jean francois coen

je trouve que ça va bien avec le ciel gris et sec, la chaussée feuillue, mes collants qui laissent passer trop de froid et les tartines de pain brioché recouvertes de confiture de mûres que je viens de m'enfiler emmitoufflée sous la couverture rose du salon.

juste avant de fermer les volets quand la clarté sera trop fine pour qu'on puisse encore y voir quelque chose. une sorte de petit chocolat chaud qui réchauffe les entrailles de douceur.


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03 décembre 2007

Tif & Tondu

je ne sais pas comment les coiffeurs se démerdent mais ils en font toujours qu'à leur tête! ils ne semblent pas être équipés pour écouter la cliente, te voient arriver et savent déjà comment tu repartiras sans même que tu aies commencé à t'expliquer.

j'ai des cheveux de merde que je n'arrive pas à dompter. ce n'est pas trop la brousse mais mes cheveux ne poussent pas, s'usent et, pire que tout, ne dépassent pas 3cm de longueur sur les tempes. une espèce de naissance de rabi jacob quand je me fais des queues de yojik cheval. j'ai des épis dans la nuque puisqu'ils ont décidé de faire des anglaises sans demander l'avis de personne, ma frange ressemble à une côte de porc et surtout je n'ai pas d'épaisseur. le problème c'est que ça les coiffeurs ils s'en foutent. j'ai beau hurler mes défauts quand j'entre dans un salon, ils me font un "oui oui" de la tête et oublient aussitôt.

les coiffeurs ils te coupent toujours plus que tu leur demandes. comme s'ils étaient névrosés du cheveux courts ou pire comme s'ils devaient couper un quota de kilomètres par semaine. alors forcément quand tu te pointes un samedi à 17h ils te ratiboisent pour entrer dans leurs stats! il y a aussi ceux qui ont une technique, une seule et qu'ils l'appliquent à toutes les têtes. c'est comme ça qu'une fois, je suis tombée sur une pseudo grunge qui ne savait qu'éfiler. et si on est un peu judicieux on se doute bien qu'éfiler c'est pour retirer de l'épaisseur. quand y en a. je m'étais retrouvée avec un espèce de mouchoir plaqué sur la tête un truc tout nase qui m'avait faite déprimer pendant des semaines.

choisir son coiffeur c'est super dur, c'est comme choisir un garagiste pour un garçon dit mon alien. au départ tu t'attaches forcément à la tronche du salon et au look des nanas qui coupent. si elles font trop pétasses tu rentres pas, parce que t'es sûre qu'elles vont te couper à la tecktonick. et en fait, t'as un peu passer l'âge. sinon t'as aussi le coiffeur de l'allemagne de l'est, avec des posters passés au soleil et des sièges de bacs en simili véritable. et ça ici, y en a un paquet. et puis t'as aussi la chaine, sans rendez-vous, où tu sais pas trop comment tu vas ressortir mais limite tu ne prends pas trop de risques. j'ai bien essayé de me fier à la musique ambiante pour dénicher mes salons mais c'était soit over techno et je me sens pas de me faire les cheveux électriques pour chercher du boulot, soit chérie fm (parce que les coiffeurs ils écoutent chérie fm, mfm et rfm, rien d'autre!) et là j'ai toujours peur de finir en mamie avec de la violine sur mes cheveux blancs.

donc la semaine dernière afin que je coupe la paille qui me servait de pointes et que je recolore mes mèches un peu punkoïde, mon alien m'a offert le coiffeur avec mon chéquier en bois. pour que j'ai meilleure allure à chercher du boulot, que je fasse moins parisienne (parce que figurez-vous que je fais trop parisienne ici, bandes de cons!) et comme je n'avais pas envie de passer mes journées plantée devant des salons à regarder le relooking extrème de clientes pour savoir où me présenter, j'ai demandé conseil à la pie qui chante. bien que je ne l'aime pas, je me dis qu'elle ne peut pas avoir trop mauvais goût puisqu'elle a passé quelques années avec mon alien (ceci dit j'aurais dû me baser sur le fait qu'elle ait été bien con de l'avoir laissé filer).

je suis tombée sur une nana charmante, pas très bien coiffée et ça m'a un peu rassurée. les coiffeurs qui se bombardent de mousse ou de gel ne sauront jamais te faire une coupe naturelle que tu peux entretenir d'un coup de peigne (quand je te dis qu'ils en font qu'à leur tête). durant 1h30 elle m'a teinté les cheveux en marron qui sont finalement ressortis un peu rouge violine (heureusement qu'il me reste du vieux noir sur des mèches sinon je ressemblais à régine c'est sûr) et taillé un carré plongeant dégradé.

pour les non pros en coiffures de filles, je lui ai demandé ça:

coiffure2


alors effectivement quand je suis ressortie de son salon, après 1h30 de bavardages de régimes en fonction de ton groupe sanguin, sur sa sublime carrière et son superbe professionnalisme sans faille, j'étais magnifique. j'avais le cheveux gonflé et raidi, je pouvais tourner la tête que ça volait comme eva longoria dans les pubs de l'oréal. mon égo était requinqué à neuf et rien ne pouvait m'ébranler.


sauf que depuis 2 jours j'essaye de me coiffer et le résultat que ça donne c'est pas du tout la coupe que j'avais demandé. au contraire, je ressemblerais plutôt à betty boop mélangé avec emma, l'institutrice remplaçante amoureuse de blanche marcy (comprenne qui pourra et aura autant honte que moi d'avouer cette addiction). et ça me met dans un état de nerf proche de la crise. je ne suis pas moche, non. mais je ne me ressemble pas. et ça, ça m'énerve!

Posté par Dirty Hope à 11:53 - Commentaires [15] - Permalien [#]
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