28 mars 2008
Solde de tout compte
je viens de me mettre à poil devant tout le monde. toute nue, total. par pudeur je n'ai juste pas écarté les cuisses, je n'ai pas brandi mon 90E, juste pour mon intégrité à moi. à moi.
j'ai écrit en très peu de phrases, sans vulgarité, que son agressivité m'avait touchée, blessée même. j'ai marqué à quel point ça me coûtait de quitter cet endroit ami et je l'ai dit publiquement. plus personne ne pourra donc ignorer. j'ai comblé les trous qui me pesaient. j'ai dit, j'ai montré du doigt. j'ai dit le mal.
j'en ai tremblé en alignant mes mots, tellement que j'ai dû boxer l'air de temps en temps pour reprendre de l'énergie. j'ai cliqué sur "envoyer" et j'ai donné mon mot de passe à quelqu'une qui a la mémoire très courte pour quelle le change, pour ne pas être tentée de réagir aux non-réactions de sa part.
désormais je lis juste et je vois que pendant que je suis à poil, il pète pour faire diversion. je m'en fous. je suis à poil moi. je l'ai fait ce truc qui me pesait depuis 2 ou 3 ans. je l'ai écrit noir sur vert publiquement qu'il y avait eu fracas. et c'était tellement ça dont j'avais besoin que la redescente en est éprouvante.
je ne tremble plus aussi fort, j'ai juste la gerbe et envie de courir sans plus jamais m'arrêter (quand je te dis que je vais pas bien!). j'aurais mis le temps, mais j'aurais fait ce qui me démangeait tant. j'aurais écrit noir sur vert ce qui me reste de ça aujourd'hui. devant ses yeux, devant les leurs, devant ceux qui vivaient tout ça depuis sans trop comprendre.
j'ai officialisé cet épisode qu'il tente désespérément de cacher, d'oublier, de nier. je me suis donné ce droit. il ne leur appartenait pas juste. je faisais profil bas pensant les épargner, je m'en oubliais. je viens de récupérer une sorte de légitimité, de dignité même.
je suis partie pour ne plus revenir. je l'ai dit et en général je m'exécute quand je parle. j'aurais pu faire comme la fois d'avant, partir d'un coup dans mon coin comme un oiseau qui se cache pour mourir mais pour tout ce que j'ai fait là-bas, pour tout ce que j'ai apporté, je me le devais. à moi.
j'ai l'impression d'avoir repris possession de moi-même. l'impression de m'être entendue et écoutée. quand tout ça sera retombé, j'espère pouvoir arriver à respirer. en attendant je me serais bien bu 2-3 vodka pures cul-sec.
Commentaires
C'est bon ça !(même si ça semble douloureux au départ...c'est comme quand la dame qui arrache les poils tire sur la bande de cire : au début ça fait mal, mais après ça fait net et propre!)
Alors, toutes mes félicitations Dame Rocket pour cette page que tu sembles avoir tournée...ou plutôt, cette porte que tu lui claques en pleine gueule.
Oui, bravo.
(clap-clap des quatre papattes pour la peine)
;-)
tu vas nous manquer mais l'essentiel est que tu te retrouves.
allez ! tournée générale de vodka-pesto !!!
tu m'étonnes
...