28 mars 2008
Epilogue
et pour clore ce chapitre, je me suis mise à ne penser qu'à moi. j'ai quitté le boulot en me dirigeant vers la terrasse du Milano toujours remplie de jeunes coiffés la raie presque dans le cou tellement elle est sur le côté. quitte à me sentir en total décalage avec la planète entière autant aller là où je ferai tâche.
18h00, 2 vodkas-orange (ils ne connaissent pas la vodka-pesto) plus tard, je titube jusqu'au tram, le son bien trop fort dans mes oreilles. je perds pied avec la réalité, c'est vital. philippe prohom déteste l'espoir bien trop fort dans mes oreilles, je m'en fous je sais tellement qu'il l'a toujours vomi et l'a toujours fait boire, l'a toujours endormi. je le sais tellement que je flotte sur d'autres sonorités moins évidentes à l'oreille.
je titube jusqu'à la maison et l'homme a revêtu son habit de meilleur ami, il me sert dans ses bras et quand je lui dis que j'ai encore besoin de temps pour m'enfermer dans ma grotte il s'éclipse sans oublier de me resservir une vodka. je l'aime!
je mets ce qu'il y a de plus énergique dans la play-list, la curiosité hurle qu'elle a la mort triste et je hurle avec elle, kenny a la rage et je peste avec elle, philippe encore est une fébrile fuite face à sa petite peste noire et moi je saute, je hurle, je chante, je danse même peut-être qui sait? je me défoule, je viens de chier un gros morceau alors quitte à ce que ça fasse bizarre autant tout faire différemment de tous les jours.
je lis des mails de gens inconnus qui m'implorent de changer d'avis, de ne pas partir, ça fait du bien, forcément. mais je reste sur ma position, je ne lis plus le reste, les réponses, l'ignorance, le mépris tout ça. j'efface le forum de mes favoris, je retourne vers l'homme-ami-amant et sa musique envahit la pièce.
je me confie à mon ami, je lui dis tout ce que j'ai sur le coeur de tout ça, je me vide, quitte à en chier autant le faire d'un coup. je me vide de mon mal en me remplissant de vodka. je suis triste, vidée, rassurée, accomplie, fière de moi. j'ai posé le caillou que je gardais dans ma poche depuis si longtemps.
je ne vais aller que mieux, c'est une évidence. les doutes que j'ai eu entre temps n'étaient que des relans d'une culpabilité aujourd'hui envolée.
ce soir je suis comme hors du temps, comme ces nuits où tu as trop peu dormi d'amour, de boulot ou de stress. ce soir je suis une brindille fébrile qui tiendra le choc sous le mistral, parce qu'aujourd'hui je me suis purgée de 3 ans d'apnée.
Je déteste l'espoir
Il m'a toujours vomi, il m'a toujours fait boire, m'a toujours endormi
Puisqu'il faut se mentir pour vivre à peu près bien
A la vue de ton sourire j'ai de quoi perdre le mien
Mais à ce qu'il parait on s'habitue à tout
Même à la cruauté même à l'absence de goût
Commentaires
yeah.
putain je me casse une semaine et je reviens c'est le bordel, et quel bordel!!!
C'est bien d'arrèter ce qui ne nous sert plus, continuer serait vivre dans le passé, et il semble que justement, ce soit de cela dont tu n'aies plus besoin(envie).
Et puis m'en tape que t'arrètes, je sais que je peux te joindre par des "moyens parallèles", et surtout, surtout, parce que tu à l'air d'aller vers plus de paix intérieure. T'as vu j'ai même pas dit de saloperie ni vanné, c'est bon signe.
Gros bisous sauterelle, et de toute façon la Terre est ronde, alors on est forcé de se retrouver un jour.
Et
puisqu'il faut se maudire pour vivre à peu près bien,
A la "perte" de ton sourire, il ne me reste plus rien...
si le caillou que tu as posé permet malgré tout de baliser la route qui mène à ton souvenir : c'est bon !
si c'est le dernier et que le chemin n'est plus tracé : c'est trop c*n !
à tout bientôt... j'espère ;-)
Patron!...
La même chose pour la Demoiselle!
Clap clap clap clap
(des 4 papattes toujours, j'y vais jamais à moitié pour les applaudissements)
Contente de lire que tu sais de nouveau respirer.
C'est chouette.