Je déteste l'espoir

Il m'a toujours vomie, il m'a toujours fait boire, m'a toujours endormie

13 mars 2008

Divagations matinales

ce matin, un lapin a tué un chasseur. et comme le monde tourne mal depuis quelques mois, figure-toi que c'était un lapin qui avait un fusil. oui monsieur! et pendant ce temps-là moi j'étais tranquille, détendue du gland, à la fraîche, dans le bus avec philippe prohom qui me chantonnait qu'il se sourit pour se donner le courage de rester en ville sans toucher le fond du marécage (tu visualises un peu l'ambiance?).

en vrai j'étais pas si tranquille que ça parce que vu que j'avais voulu éviter de me retrouver dans les décibels du gosse avaleur de chouine-gomme et de sa mère la dinde khomeiny (qu'elle est plus décolorée du tout vu qu'elle s'est teinte en brune et qu'elle a bien fait qu'on dirait mon vieux gilet etam) je m'étais retrouvée en face d'erika.

alors qui c'est erika? (je te préviens je sens de suite que ce post va partir en sucette mais pour faire classieux je dirais que c'est parce que je fais du grrrumly staïle) erika c'est une femme qui dès qu'elle me voit monter dans le bus le matin a comme une sorte d'illumination sur le visage. ça me flatterait si cette femme avait l'air relativement équilibrée mais ça n'est pas vraiment le cas. tous les matins je la vois danser sur son siège, comme dans un concert de pierre perret qu'on se tient tous par le bras et qu'on tangue, en remuant la tête comme quand on écoute les forbans de force au walkman et qu'on veut absolument que le casque tombe. peut-être qu'après tout elle fait ça pour que je la remarque ce qui est chose faite. mais plutôt que de me faire la regarder et lui sourire, ça a tendance à me faire rentrer dans mon grand col roulé, le regards mauvais et les crocs sortis. d'ailleurs je la surnomme erika parce que l'autre jour j'avais ouvert mon super sac à main, anse en tuyau de douche, fermeture en grille d'évacuation et bouchon de lavabo et cuir en lino de salle de bains et elle a tellement adoré qu'elle s'est mise à me regarder dans les yeux et à rire de ce rire digne d'erika quand elle est face au docteur drek ramore (et si tu connais pas la référence t'es dég' et c'est bien fait pour ta tronche parce que là d'un coup tu comprends plus rien et tu peux rentrer chez toi).

et ce matin j'étais face à erika pour échapper à la tornade en poussette et je l'ai imaginée nue (oui ho hein...). j'étais en train de la déshabiller du regard pendant qu'elle griffonnait hystériquement des trucs sur son calepin tout rabougri quand je me suis demandée comment étaient ses seins. après en avoir deviné la forme au travers de ses vêtements et au reste de sa morphologie, je me suis interrogée sur la couleur de ses aréoles (si, je crois bien qu'on dit aréoles). et là d'un coup d'un seul m'est revenue comme un flash cette conversation plus qu'hachichesque avec les pouffes parisiennes l'autre ouikaine.

je ne sais pas trop bien pourquoi j'avais eu une illumination sur le fait que forcément, pour une question d'harmonie des couleurs à l'état naturel les aréoles des seins sont forcément systématiquement de la même teinte que celle des lèvres de la bouche, c'est forcé. personne ne me croyant j'avais alors demandé à tout le monde de se mettre nue pour vérification et là bizarrement d'un coup tout le monde avait trouvé qu'en fait j'avais grave raison (et yoj' et moi n'avions encore pas réussi à partouzer).

une fois que j'avais réussi très aisément à convaincre tout le monde, j'avais alors pousser mon raisonnement d'harmonie plus loin en me disant que vu que le nez était souvent associé à la bite chez l'homme, peut-être que la bouche était associée à la chatte chez la femme. ainsi je leur expliquais que si on regardait la bouche sur 45° peut-être qu'on pouvait deviner la chatte de la fille en face de qui on se trouvait. là encore j'ai dû me battre pour leur faire admettre que si, bien sûr toutes les chattes sont différentes, que même si t'as jamais couché avec plusieurs filles c'est très facile à vérifier dans les magazines de ton frère cachés sous son matelas et que si elles voulaient, là encore on pouvait tenter la preuve en live. j'ai bien sûr eu encore gain de cause (j'aurais dû faire avocate) et ensuite dans un silence quasi religieux, tout le monde s'était observé la bouche en rêvassant.

enfin tout ça pour dire que depuis ce matin j'en suis convaincue, erika a les aréoles assez foncées et la chatte toute frippée.

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11 mars 2008

Gâchis

"bravo Rocket pour votre travail sur l'édition! vous avez fait du bon boulot, le graphiste va gagner beaucoup de temps et tout est beaucoup plus clair comme ça. c'est vraiment bien"

alors voilà on peut même plus être de mauvaise humeur dans son coin, faut que quelqu'un de reconnaissant vienne tout gâcher. mais sans déconner c'est pas vrai ça hein? vous allez me laisser insulter la terre entière en paix ou quoi?

merde!

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It's raining again

again putain, il pleut encore dans cette ville de merde pourrie chiotte bite cul! et moi je crois que ginger rogers et fred astaire nous ont bien pris pour des cons à faire genre ouais c'est super chouette de singing in the rain en faisant des claquettes dans les flaques hi hi hi on s'amuse trop à l'amérique!

ta mère!

je suis trempée jusqu'à la culotte et cette fois-ci ça fait froid. comme si ça suffisait pas d'avoir des arrêts de bus ajourés qui laisse passer la flotte, la DDE a fait exprès de faire des creux dans les routes exprès pour faire des flaques pour que les voitures roulent dedans exprès. que personne ne dise le contraire parce que je le sais! moi-même si j'étais à la DDE je ferais exprès de faire tout ça exprès pour emmerder les gens qui me klaxonnent de mort alors que je suis en train de me faire chier à leur faire des belles routes.

et puis comme si c'était vach'ment plus désagréable d'être en voiture sous la flotte qu'à pied j'ai dû me jeter sous je sais pas combien de roues pour pouvoir traverser ces putaings de passages piétons vallonnés où tu te fais éclabousser exprès. alors oui, certes, mesdames et messieurs quand on pile sur une chaussée mouillée ça glisse, mais si tu penses un peu aux autres et que tu regardes ton environnement tu verras que si tu anticipes un poil de phoque que je vais traverser tu t'arrêteras en douceur. c'est valable aussi pour toi connard de chauffeur de bus de mes deux! sans déconner! alors parce qu'il y a un écriteau au dessus de ta tête qui dit "attention freins puissants, tenez-vous aux barres et poignées" toi tu t'la joues stunter de bus? mais tu crois que partout où on peut mettre quelqu'un debout ou plié en deux dans ta cariole de merde on a une poignée pour se tenir? bein moi j'te l'dis: non, c'est pas vrai. preuve en est que ce matin je me suis fait un plaisir sadique à m'aggriper au bras, ongles tout rentrés dans sa peau, de la fille de khomeiny et de la dinde. comme ça au moins je me suis un peu vengée des cris de son fils qui avale chouine-gomme sur chouine-gomme comme si sa mère était un distributeur hollywood.

rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

et puis toi là, connasse de pouff parfumée à outrance. t'as pas fait gaffe que quand tu remues ton parapluie les baleines sont à hauteur des yeux des autres? bein non penses-tu tu t'en fous si le monde devient borgne tant que tu restes sèche. putain mais quoi? il faut un permis de port de parapluie aussi? c'est trop demandé que de faire gaffe quand on croise des gens à épargner leurs yeux? je crois d'ailleurs que t'as un peu compris la leçon quand j'ai fait voler ton parapluie sur le trottoir non? non??? ha merde! je recommencerai demain alors. promis et à un moment aussi je me démerderai pour le jeter contre la connasse à vélo sur ce putain de trottoir.

qu'on se le dise, aujourd'hui je suis une tueuse en série potentielle, une violeuse de parapluie éventuelle, une malade mentale lâchée dans la ville. le prochain, je le massacre jusqu'à la mort (celle de qui vous voulez j'm'en fous!)

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10 mars 2008

Girls just wanna have fun

la semaine dernière donc nous avions organisé un ouikaine pétasses à la maison. malheureusement je n'avais pas pu convier toutes celles que je connaissais par manque de place et aussi pour préserver l'homme. mais je m'étais démerdée pour que la brochette qui allait être présente soit un échantillon dignement représentatif de la gente féminine dans tous ses états.

j'avais pris grand soin de les choisir en fonction de certains clichés que je ne déballerai pas publiquement tellement je trouverais ça odieux pour elles (par contre si vous êtes intéressés pour de la sournoiserie hors norme je me tiens à votre disposition en privé pour vous raconter tous leurs travers, vices et manies insupportables). l'homme craignant de ne pas supporter telle situation avait même pensé à inviter son vieux pote de toujours jack daniel pour lui tenir compagnie.

elles sont arrivées le vendredi en binôme ou en solo en n'écoutant absolument aucune des consignes que j'avais données pour qu'on se retrouve devant ce monstre de foule, de putes et de travaux qu'est la gare de bordeaux. parce que c'est bien connu la pétasse (ou pouff' si on est moins poli) n'écoute jamais ce qu'on lui dit et râle ensuite parce qu'elle n'est au courant de rien!

après avoir énuméré les différentes activités possibles dans les environs (parapente, accrobranche, kite-surf, ulm, tandem,...) nous avons finalement décidé de passer ces 3 jours dans la cuisine et uniquement la cuisine, certaines d'entre elles étant venues accompagnées de marie-jeanne. c'est dans un monde donc totalement parallèle à celui dans lequel ont évolué la plupart de nos congénères que nous avons passé du bon temps ensemble.

il n'a pas fallu longtemps pour que tout le monde trouve son espace dans ce bordel ambiant. de "hiiiiiii moi aussi je suis amoureuse de bruce toussaint" en "dites les filles, vous voudriez pas me maquiller pour voir?", chacune a montré son côté girly. de "moi quand je fais caca c'est tout droit direct d'un plouf entre la sortie et le fond de la cuvette" en "attends c'est super bon la sodomie tu devrais essayer, c'est trop bon comment ça dilate" l'homme n'a pas tourné de l'oeil. il est resté amusé, souvent silencieux devant un tel spectacle qui s'offrait à lui: vivre les filles par l'intérieur (mais d'une autre manière pour une fois).

tout ce temps n'a été qu'une bulle suspendue dans la routine habituelle. mes amies étaient là, tous ces gens que le net a mis dans ma vie (sans déconner c'est grave?). ces crises de rire jusqu'aux larmes sans même trop en comprendre la raison, ces 6 corps dans le même lit sous la couverture devant un mec à l'écran qui hurle "i'm an albiiiinooooo" dans le cul d'un autre, tous ces lardons avalés sous tellement de formes différentes, toutes ces histoires entre nous qui m'ont fait comprendre qu'on est tellement différentes mais tellement pareilles les unes aux autres, tout ces bras serrés contre ces corps qui m'ont fait l'espace d'un instant oublier la distance et le temps depuis que je ne les vois plus tant.

j'ai passé le ouikaine dans une bulle de simplicité et de délires que je m'en suis perdue pour rentrer après les avoir raccompagnées à la gare. comme le thc s'évapore du sang au fur et à mesure, le normal a repris sa place petit à petit le lundi. le coeur gros de les avoir laissées s'enfuir mais ravies que cette petite bande se forme chaque fois plus facilement.

je suis donc désolée de vous dire que le cas échéant il serait de bon ton de remettre donc ça, à une autre fois,. encore plus de pétasses au m², encore plus de scoop et de gossip mal traduits de l'anglais, encore plus de strip trivial friends mais sans moi parce que je vais finir nue bien trop vite, encore plus d'émotions du coeur et de bougies d'anniversaire sur un gâteau comme dans les films de papapoule. encore plus de LOL avec la bouche et les doigts. encore plus d'orgasmes des yeux en pensant à thierry beccaro. encore plus de chiens qui se niquent sur des peluches vertes, encore plus de bonheur dans la cathédrale.

Edit de 20 heures et des brouettes le temps de faire le tour des popottes: voici la version de celle qui voulait qu'on la maquille,  le point de vue de celle qui raconte avec ses pinceaux et picétou parce que je crois que les autres n'ont pas joué.

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27 février 2008

Brèves d'autobus

le matin je mets toujours mon mp3 sur mes oreilles pour prendre les transports. ça m'isole du reste du monde, ça me poursuit ma nuit et ça m'évite de me retrouver subitement de mauvaise humeur à écouter les conneries des autres et voir leurs tronches de cake.

surtout que tous les matins, dans le bus, je dois subir le môme mal élevé (qu'on appellera en langage moderne "hyperactif") d'une fille qui semble être le résultat d'un croisement entre une dinde et l'ayatollah khomeiny en décolorée. tous les jours elle est au milieu du bus avec sa poussette et son gamin, soit gambade au milieu des jambes des gens trop serrés, soit hurle depuis sa poussette pour aller gambader au milieu des jambes des gens trop serrés. le pire c'est que tous les matins, à l'arrêt où elle doit descendre, elle n'y arrive pas et tous les matins elle fait chier tout le monde pour avoir de l'aide. ça a le don de m'énerver ça, elle a un gosse en âge de marcher, elle pourrait faire plus simple et ne compter que sur elle-même parce qu'après tout on le subit déjà assez comme ça son troll mais non, tous les matins, elle emmerde le monde jusqu'au bout. un peu comme marion, qui ne se déplace jamais sans les valises de ses enfants même pour aller au bout de la rue qu'elle ne peut pas porter et que quand tu lui fais remarquer elle t'explique que les autres auront qu'à l'aider.

mais hier, j'ai dérogé à ma règle number ouane, parce que par dessus le son que la curiosité tua le chat beuglait dans mes oreilles, il me semblait entendre des perles rares de discussions de haute importance et d'intelligence suprême. alors j'ai éteind mon lecteur, laissant mes écouteurs en place pour ne pas me faire repérer.

elle (au type assis en face d'elle): tu t'appelles comment?
lui: guillaume
elle (au type assis en face d'elle avec une guitare entre les jambes): han c'est trop drôle! en ce moment je connais trop de gens qui s'appellent guillaume et qui jouent de la guitare!
elle parle à sa copine avec des hihihi et des hihihihi et des hihihihi
elle: t'as quel âge guillaume?
lui: 19 ans
elle: han je croyais trop que t'avais 22 ans. (à sa copine hihihihi) hein je croyais trop qu'il avait 22 ans?
la copine: oui hihihi
elle: t'es à quel lycée guillaume?
lui: lycée machin
elle: han c'est un lycée technique, y a que des garçons?
lui: oui
elle: il faut que je vienne là-bas hihihi parce que moi j'adore les garçons hihihi. t'as une petite copine guillaume?
lui: huhuhu non.
elle: tu es gay guillaume?
(je vous jure j'invente rien!)
lui: huhuhuhu non
elle: ouf j'ai eu trop peur! (à sa copine) hein j'ai eu trop peur hihihi?
la copine: oui hihihihi
elle: putain j'suis trop vénèr' je devais manger macdo avec ma mère ce soir et elle m'a plantée. j'suis trop dégoûtée j'avais trop prévu c'que j'allais manger et tout tu vois?
lui: ha oui
elle: du coup je sais pas quand je vais y aller manger tu vois. t'y vas quand toi manger au macdo?
lui: jeudi soir
elle: ha oui? et tu vas à quel macdo guillaume?
(là je pensais tout simplement que j'étais en train de regarder la starac mais non j'étais toujours dans le bus)
lui: celui de meriadeck
elle: han dommage, pas moi. sinon tu m'aurais payé un truc. (à sa copine) hihihi j'suis trop drôle!
lui: huhuhu
elle: tu sais moi j'aime bien les filles mais pas quand elles sont plus belles que moi
sa copine: ha bein merci
elle: mais nan mais toi t'es ma copine alors je t'aime. oui guillaume moi j'aime bien les filles hihihi, tu aimes bien les filles toi hein?
lui (certainement au bord de l'implosion): huhuhu oui
elle: moi je suis polygame, je trouve ça vraiment plus simple hihihi.

et puis là j'ai dû descendre parce que j'étais arrivée et que même si je me régalais j'allais pas non plus rentrer tard et louper un coït magistral avec l'homme. alors juste avant de descendre je me suis retournée pour voir à qui je pouvais bien avoir eu à faire. elles avaient les seins relevés jusque sous le menton, leur cul était serré dans un p'tit jean fashion et leurs pieds semblaient souffrir dans des escarpins à talons mode. elles se donnaient des grands airs de dame qu'elles n'avaient pas. il était tout gringalet, palot, le cheveux qui tente de pousser rebelle. j'ai été contente de ne plus être adolescente.

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26 février 2008

Banqueroute

il y a 4 ans j'ai tout perdu d'un coup! c'était la spirale infernale (remonte encore et encore jusqu'à la fin et jusqu'au bord), un truc à te faire devenir ouf!

ça a commencé par ma machine à laver qui d'un coup d'un seul "pof" (enfin plutôt "clic") s'est arrêtée en plein cycle. tu m'diras elle se serait arrêtée à la fin comme d'hab' tout aurait été normal. je m'étais retrouvée avec ma lessive imbibée à 22h30 dans la cuve pas vidée et j'avais dû faire face. essorer dans la baignoire le linge complètement trempé et vider la machine à la gamelle tupperware, un seau ne passant pas dans le tambour, pour pas que ça pourrisse, parce qu'à ce moment là je croyais encore qu'elle était pas foutue.

c'est alors que je me suis dirigée dans la cuisine pour me faire à dîner puisque j'avais décidé que un tel incident ne pouvait pas m'abattre. je venais d'allumer la gazinière de 1950 super staïlie avec ses bouts arrondis et j'étais en train de fouiller dans le congél' à la recherche d'un truc quelconque quand j'ai trouvé que subitement il faisait bien chaud par là. j'ai relevé le nez et j'ai vu ma gazinière en train de flamber! je me suis précipitée pour l'éteindre illico et c'est là que j'ai décidé de ne pas manger. ça faisait beaucoup pour moi.

quelques jours plus tard, alors que je me déplaçais avec mon sac de linge sale pour aller le laver en famille, j'ai cédé quand la dodue m'a demandé noir désir à la place de prohom dans la voiture. elle a alors glissé le cd dans la fente et mis marlène en boucle jusqu'au terminus. au retour, quand j'ai eu envie de changer un peu d'ambiance musicale (c'est pas que j'aime pas du tout noir désir bien au contraire, mais je suis tout à fait contre l'obsession musicale quand elle n'est pas mienne) et je n'ai jamais réussi à ressortir le cd. quand je dis jamais j'exagère un peu parce que 6 mois après quand j'ai vendu la voiture, j'ai quand même réussi à arrêter ce truc mais c'était trop tard j'étais déjà devenue folle à écouter ce cd en boucle (la radio ne marchait plus tant qu'à faire).

à ce moment là j'ai un peu commencé à péter les plombs et à regarder étrangement tout objet électrique m'appartenant. un peu prévoyante, j'avais illico fait une sauvegarde de mon disque dur au cas où la malédiction s'étendrait. grand bien m'en avait pris dans les 2 jours qui avaient suivi l'ordi ne démarrait plus qu'en mode sans échec et internet était capout.

je n'ai jamais vu autant ma mère qu'à cette époque là! je débarquais chez elle faire ma lessive et je surfais pendant que ça tournait, pour calmer mes tremblements de manque de comm' virtuelle. c'était assez pathétique à bien y réfléchir mais me priver de tout petit à petit commençait à me rendre un poil nerveuse.

quelques jours plus tard, alors que je rentrais d'un séminaire d'une semaine où j'avais dû coacher tout plein de physiciens la tête dans les étoiles les pieds pas sur terre, je m'étais octroyée une journée de congés. je savourais ce début de grasse matinée quand ma mère m'a appelée pour me dire que ma grand-mère venait de mourir. je n'ai pas été surprise puisque cela devenait plus qu'imminent mais je me suis pris ce truc à porter sur les épaules, j'ai avalé ma salive, j'ai respiré un coup et j'ai refusé de pleurer.

je me suis affalée dans le salon, j'ai saisi la télécommande et allumé la télé. j'ai à peine eu le temps de voir william lemeyrgie qu'il avait disparu dans un "poc" rendant l'écran tout noir. là non plus je n'ai pas pleuré parce qu'après tout william lemeyrgie je l'aimais pas trop. mais j'ai commencé à vraiment saturer de tant de poisse.

sans me laisser abattre totalement, je me suis mise en tête de prendre un p'tit déj' histoire de changer un peu d'ambiance. et c'est le moment qu'a choisi le micro-ondes pour s'arrêter en cours de route.

c'est là que j'ai pleuré, beaucoup, longtemps, à grosses larmes et en tapant même. parce que ça faisait beaucoup qui partait d'un coup et ça faisait beaucoup d'argent pour remplacer. et puis parce que même si je m'y attendais, que mamie parte comme ça dans tant de souffrances, ça m'a vach'ment boulversée.

alors si je me remémore ça aujourd'hui c'est pas juste pour rédiger ma liste de mariage que je dois tout remplacer mais le mois dernier le frigo est mort et aujourd'hui c'est la chaudière. je me demande juste si on serait pas reparti pour un tour.

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25 février 2008

Le lundi au soleil

le problème quand tu passes un super ouikaine avec tes potes à te poiler comme des tordus, c'est que le lundi matin en général t'as pas l'moral.

le bruit du pc pour unique compagnie, la journée va être longue. je voulais pas rentrer, je voulais être riche, rentière et ne passer ma vie qu'à m'amuser. le monde est décidément très mal fait.

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22 février 2008

Le jour de gloire est arrivé

oyez! oyez! aujourd'hui vendredi 22 février, 20° dans l'air, pas de degrés dans l'eau parce qu'on est pas au bord de la mer, jour de départ en ouikaine vers la capitale, jour où je vais retrouver ma cousine chérie qui revient de sa première partie de tour du monde, jour où j'ai craqué et je me suis acheté 3 kinders surprises shrek pour me faire des collègues avec les figurines, je ne suis plus à découvert! ça ne m'était pas arrivé depuis plus de 80 jours consécutifs dixit le connard de banquier!

-allô? c'est monsieur martin!
(vous vous souvenez hein de cette pub?)

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L'habit fait-il le moine?

je crois que ces cheveux plus noirs que prévu, mes petites lunettes rectangles, ma chemise rouge sang, mes cheveux lissés et ma cravate noire me donnent des airs de cochonnasse exigeante.

je crois que si j'avais des collègues ça jaserait vach'ment sur mon compte. je crois même que je vais éviter d'aller dans le bureau du patron aujourd'hui, je me mets mal à l'aise toute seule.

Posté par Dirty Hope à 10:32 - Commentaires [13] - Permalien [#]

21 février 2008

Avis de recherche (Patrick Sabatier)

depuis que copains d'avant est redevenu gratuit je reçois plein de mails de gens dont je me souviens toujours très bien mais que si j'en ai fait des copains d'avant c'est qu'il y a bien une raison.

je traine moi aussi souvent sur ce site histoire de voir qui est devenu comment et quoi mais jamais je n'envoie de messages aux intéressés parce que soyons honnêtes, qu'aurions-nous à nous dire?

voilà pourquoi je n'ai jamais répondu à cette fille de CP qui me raconte sa nouvelle vie parce que franch'ment je m'en contre-cogne le coquillard avec une patte d'aligator femelle! j'ai répondu par courtoisie à des gens avec qui j'avais bossé mais là encore à part se faire coucou de la main derrière la vitre je trouve que ça n'apporte pas grand grand chose. les gens que j'ai voulu garder je me suis démerdée pour cultiver notre relation et pour qu'ils fassent partie de mon présent.

et puis je viens, à l'instant, recevoir ce message qui m'a profondément touchée. je me souviens très bien de ce copain de CP que je n'ai plus revu depuis le CM², je me souviens de sa tête sur toutes les photos de classe de cette école (et encore à bien y réfléchir là je crois que je confonds alors t'as qu'à voir) mais ça ne va pas plus loin. et pourtant là je serai tentée de répondre parce que:

"Rocket, le premier slow de toute ma vie, c'est avec toi que je l'ai dansé. C'était en CM2 au cours d'une boom. Je n'arrêtais pas de dire "ça tourne, ça tooooooouuuuuuuurne" ; depuis j'ai changé de registre car je me suis aperçu, quelques années plus tard, que c'était pas top pour emballer les gonz', si j'ose dire. T'en souviens tu toi??? Dis moi que oui, aller, même pour me faire plaisir!!!"

alors non je ne me souviens pas que ça tournait (ceci dit c'est qu'au moins on avait compris le principe), je ne me souviens même pas avoir dansé à une boum de CM², ni même d'aucune autre classe d'ailleurs. mais quand même ce jeune homme manie fichtrement bien l'oral à l'écrit non?

Posté par Dirty Hope à 17:22 - Commentaires [7] - Permalien [#]
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